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§ 12 · Culture documentation

Un géant américain sur le podium européen — le Toronado, troisième de l'European Car of the Year 1966

Buick Riviera & Oldsmobile Toronado · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une distinction rarissime pour une automobile américaine

Le trophée European Car of the Year, décerné chaque année par un collège de journalistes automobiles européens depuis 1964, en est à sa troisième édition en 1966. Selon Wikipédia, le Toronado y décroche la troisième place — devenant, à cette occasion, seulement la deuxième automobile américaine de l'histoire du trophée à figurer sur son podium. Une distinction d'autant plus remarquable que le jury est composé de journalistes européens, statistiquement peu enclins à valoriser les productions outre-Atlantique, et que le Toronado, un coupé de plus de 2 tonnes à moteur V8 de 7 litres, se trouve alors à l'exact opposé des canons esthétiques et techniques dont ce jury se fait généralement l'écho.

Doublement éclipsé par une routière française

Ce dossier peut s'appuyer, pour ce point précis, sur une fiche déjà existante dans ce corpus consacrée à cette même édition du trophée : voir La Renault 16, voiture de l'année 1966 — la troisième édition d'un trophée encore jeune dans le dossier renault-16/, qui documente en détail la victoire de la Renault 16 cette année-là, avec 98 points, devançant notamment la Rolls-Royce Silver Shadow — déjà présente dans ce corpus au sein du dossier rolls-royce-silver-shadow/ — et donc, très probablement, le Toronado lui-même, cité par Wikipédia comme troisième de cette même édition sans que l'ordre exact des deuxième et troisième places n'ait pu être confirmé de façon totalement univoque entre les deux sources consultées pour ce dossier. Le résultat n'en reste pas moins spectaculaire : une compacte française à hayon, une limousine britannique de très grand luxe et un coupé américain à traction avant réunis sur un même podium, chacun représentant une facette radicalement différente de l'automobile de son époque.

Une reconnaissance qui n'efface pas les réserves plus classiques du jury

Cette performance européenne du Toronado doit être resituée dans le contexte plus large de son accueil critique : saluée pour son audace technique, la voiture n'échappe pas, y compris dans la presse américaine, à des critiques sévères sur son freinage (voir Le point faible unanimement dénoncé — le freinage du Toronado de 1966) — un point sur lequel le jury européen, plus sensible qu'un jury américain aux exigences dynamiques, aurait pu se montrer sévère s'il avait eu à comparer le Toronado dans des conditions d'essai comparables à celles de ses concurrentes plus modestes.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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