Les boîtes Muncie et l'arrivée de la Turbo-Hydramatic — transmissions des C2 et C3
Trois transmissions au choix dès 1963
Au lancement de la Sting Ray en 1963, corvsport.com relève que trois familles de transmissions cohabitent au catalogue, combinées à six rapports de pont différents selon la motorisation choisie : une boîte manuelle à trois rapports pour les motorisations d'entrée de gamme, une boîte automatique Powerglide à deux rapports héritée de la C1, et une nouvelle génération de boîtes manuelles à quatre rapports fabriquées par la division Muncie de General Motors, qui remplacent la Borg-Warner T-10 des dernières C1 (voir De la Powerglide au premier 4 vitesses — les transmissions de la Corvette C1).
La famille Muncie : M20, M21, M22 « Rock Crusher »
Les boîtes Muncie à quatre rapports se déclinent en plusieurs versions selon l'usage visé : la M20, à démultiplication étagée large plus polyvalente, la M21, à rapports plus rapprochés destinée à un usage sportif, et surtout la M22, surnommée « Rock Crusher » en raison du bruit caractéristique de ses pignons taillés droits plutôt qu'hélicoïdaux — un choix technique qui améliore la résistance au couple élevé des moteurs « big block » au prix d'un fonctionnement nettement plus bruyant. La M22 devient la transmission de référence associée aux moteurs de compétition L72, L88 et LT-1 tout au long des années 1960 et du début des années 1970 (voir L88, L89 et ZL1 — les 427 d'exception, du « Mystery Motor » à l'aluminium intégral et Le LT-1 — le petit bloc à poussoirs solides des dernières années fastes).
1968 : la Turbo-Hydramatic remplace la Powerglide
Avec l'arrivée de la troisième génération en 1968, la Corvette abandonne la Powerglide à deux rapports au profit d'une toute nouvelle boîte automatique à trois rapports, la Turbo-Hydramatic 400, plus moderne et mieux adaptée aux moteurs de forte cylindrée de l'époque. Les boîtes manuelles Muncie restent disponibles en parallèle jusqu'au début des années 1970.
La fin progressive du manuel
La boîte manuelle disparaît progressivement de la gamme Corvette au tournant des années 1980 : 1981 est le dernier millésime où une boîte manuelle reste proposée sur la C3, associée à l'unique moteur L81 homologué dans les 50 États américains (voir 1980-1982 — la Corvette californienne, le déménagement à Bowling Green et la fin de la C3). À partir de 1982, seule une boîte automatique à quatre rapports avec surmultipliée équipe la Corvette — configuration qui perdure jusqu'au retour d'une boîte manuelle sur la génération C4, à la mi-1984.
Voir aussi
- De la Powerglide au premier 4 vitesses — les transmissions de la Corvette C1
- L88, L89 et ZL1 — les 427 d'exception, du « Mystery Motor » à l'aluminium intégral
- Le LT-1 — le petit bloc à poussoirs solides des dernières années fastes
- 1980-1982 — la Corvette californienne, le déménagement à Bowling Green et la fin de la C3
- Le différentiel autobloquant Positraction et les multiples rapports de pont Corvette
- Site source
- corvsport.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- De la Powerglide au premier 4 vitesses — les transmissions de la Corvette C1Chevrolet Corvette (C1-C3) · Transmission
- Le différentiel autobloquant Positraction et les multiples rapports de pont CorvetteChevrolet Corvette (C1-C3) · Transmission
- 1980-1982 — la Corvette californienne, le déménagement à Bowling Green et la fin de la C3Chevrolet Corvette (C1-C3) · Histoire et modèles
- L88, L89 et ZL1 — les 427 d'exception, du « Mystery Motor » à l'aluminium intégralChevrolet Corvette (C1-C3) · Moteur
- Le LT-1 — le petit bloc à poussoirs solides des dernières années fastesChevrolet Corvette (C1-C3) · Moteur