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§ 05 · Transmission

De la Powerglide au premier 4 vitesses — les transmissions de la Corvette C1

Chevrolet Corvette (C1-C3) · 1953–1962 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

1953-1954 : la Powerglide comme seul choix

La toute première Corvette n'est proposée qu'avec une boîte automatique Powerglide à deux rapports, seule transmission alors jugée par les ingénieurs de General Motors capable d'encaisser le couple du six-cylindres « Blue Flame » modifié — aucune boîte manuelle du groupe n'étant considérée comme assez robuste pour cette application (voir La genèse de la Corvette — du « Projet Opel » à la concept-car du Motorama 1953). Ce choix, imposé plus par contrainte industrielle que par conviction sportive, est cité par plusieurs sources comme l'un des éléments qui nuisent à la crédibilité de la Corvette comme véritable voiture de sport lors de ses deux premières années commerciales (voir 1953-1955 — un démarrage commercial poussif malgré l'engouement du Motorama).

1955 : l'arrivée d'une boîte manuelle à trois rapports

Avec le nouveau V8 265 ci, la Corvette reçoit en 1955 sa première boîte manuelle, à trois rapports, proposée en option face à la Powerglide qui reste disponible — un jalon documenté dans 1955 — l'arrivée du V8 265 sauve la Corvette de l'abandon. Cette boîte à trois rapports reste au catalogue jusqu'au milieu des années 1960, la dernière année de disponibilité variant légèrement selon les sources mais généralement située autour de 1969 sur les tout premiers échelons de motorisation de la génération suivante.

1957 : la Borg-Warner T-10, premier 4 vitesses Corvette

Le 1er mai 1957, la Corvette devient disponible avec une boîte manuelle à quatre rapports, la Borg-Warner T-10, proposée en option à 188 dollars. Bien que fabriquée par un sous-traitant extérieur à General Motors, cette transmission est en réalité conçue par des ingénieurs Chevrolet — l'ingénieur principal James W. Fodrea l'ayant développée à partir d'une boîte trois rapports Borg-Warner T-85 déjà existante. Zora Arkus-Duntov, conscient qu'aucune boîte quatre rapports adaptée à un usage sportif n'existait alors dans la gamme General Motors, avait activement poussé ce développement.

Seulement 664 Corvette reçoivent cette option dès son année de lancement — une rareté plus grande encore, relève un article spécialisé, que celle du moteur à injection Ramjet 283 ch proposé la même année (voir L'injection mécanique Rochester « Ramjet » — l'idée de Duntov, la réalisation de Dolza). Un essai de l'époque publié par Road & Track salue une boîte qui « passe magnifiquement les rapports, avec une course courte et franche » et se montre « pratiquement impossible à faire crisser, tout en étant bien plus silencieuse que la boîte trois rapports ». La T-10 reste l'exclusivité Corvette jusqu'en 1959 avant de se diffuser à d'autres modèles General Motors, puis cède la place à la famille des boîtes Muncie sur la génération suivante (voir Les boîtes Muncie et l'arrivée de la Turbo-Hydramatic — transmissions des C2 et C3).

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Provenance de cette fiche
Site source
corvsport.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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