La C3 face à la fiscalité écologique — un malus croissant sous l'effet du WLTP, un bonus électrique modulé par revenu
Un malus qui pèse désormais sur les versions thermiques les plus modestes
Longtemps épargnée par le malus écologique grâce à ses petites cylindrées, la gamme thermique de la C3 se trouve, en 2025-2026, de plus en plus concernée par cette taxe. Selon malus-ecologique.fr, le malus applicable à la C3 en 2026 s'échelonne de 310 € (version 1.2 Hybrid 100 ch) à 818 € (version 1.2 Turbo 100 ch en finition Max), pour des émissions homologuées comprises entre 120 et 128 g/km de CO2 selon la version — des niveaux d'émission qui, quelques années plus tôt, auraient largement échappé à toute taxation.
Le cycle WLTP, principal facteur d'alourdissement
Cette évolution s'explique moins par un changement technique des moteurs eux-mêmes que par le durcissement du barème fiscal appliqué aux valeurs mesurées selon le cycle d'homologation WLTP, plus proche des conditions réelles de conduite que l'ancien cycle NEDC et donc mécaniquement plus sévère sur les émissions de CO2 affichées. Selon fiches-auto.fr, le barème 2026 fixe le seuil de déclenchement du malus dès 108 g/km de CO2, pour un montant de départ de 50 €. Cette dynamique se lit également d'une année sur l'autre pour un même modèle : selon canalauto.fr, le malus de la C3 1.2 Turbo en boîte manuelle passe de 230 € à 330 € entre 2024 et 2025, tandis que la version micro-hybride passe de 50 € à 170 € sur la même période — une hausse continue qui touche chaque millésime, indépendamment de toute évolution mécanique du véhicule.
Un bonus électrique désormais modulé selon le revenu du foyer
Côté ë-C3, le bonus écologique n'est plus un montant unique applicable à tous les acheteurs : il est modulé selon le revenu fiscal du foyer, à hauteur de 5 000 € pour les ménages des cinq premiers déciles de revenu (les plus modestes) et de 4 000 € pour les autres ménages. Cette nuance mérite d'être précisée par rapport à la présentation simplifiée retenue ailleurs dans ce dossier (voir 23 300 €, 19 990 €, 12 990 € — trois prix pour l'ë-C3, une divergence résolue plutôt que confondue), qui mentionne un bonus de 5 000 € sans détailler cette modulation par tranche de revenu — un mécanisme qui rapproche la politique française de soutien à l'achat électrique d'une logique de justice sociale plutôt que d'une simple incitation environnementale uniforme.
Une fiscalité qui pèse directement sur la promesse de prix cassé
Cette évolution fiscale n'est pas neutre pour la stratégie commerciale de la C3 : alors que la version électrique bénéficie d'un soutien public significatif (voir L'ë-C3, l'électrique « pour tous » — genèse d'une stratégie de prix cassé assumée par Stellantis), les versions thermiques les plus puissantes voient leur avantage de prix face à l'électrique progressivement rogné par un malus croissant d'une année sur l'autre — un mouvement de ciseau fiscal qui pourrait, à terme, accélérer la bascule commerciale de la gamme C3 vers l'ë-C3.
Voir aussi
- Site source
- malus-ecologique.fr, fiches-auto.fr, canalauto.fr
- Date d'extraction
- 14 sept. 2026
- URL d'origine
- https://www.malus-ecologique.fr/citroen/c3 ↗
- Des moteurs VTi « Prince » développés avec BMW au succès du trois-cylindres PureTech (C3 II et III)Citroën C3 · Motorisations
- 23 300 €, 19 990 €, 12 990 € — trois prix pour l'ë-C3, une divergence résolue plutôt que confondueCitroën C3 · Électrique e c3
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