La carburation Solex de la GS — évolutions successives d'un moteur difficile à alimenter
Un défaut identifié dès le lancement
Dès son lancement, le moteur 1015 cm³ de la GS souffre d'un défaut relevé par la presse automobile de l'époque et confirmé par Wikipédia : un couple insuffisant à bas régime, qui oblige à rétrograder fréquemment pour relancer la voiture, et par conséquent une consommation jugée élevée au regard de la cylindrée. Ce défaut de carburation initial explique en grande partie l'empressement de Citroën à faire évoluer la gamme moteur dès 1972 (voir Le flat-4 « série G » refroidi par air — un moteur unique dans la gamme Citroën de son temps).
Une succession de carburateurs Solex à double corps
Le carburateur d'origine, à second corps à ouverture pneumatique, est remplacé dès novembre 1970 par une version à ouverture mécanique — un ajustement si précoce qu'il intervient à peine deux mois après le lancement commercial. Plusieurs réglages de carburation seront encore modifiés au cours de l'année 1971 selon gsaventure.com. Le lancement du moteur 1222 cm³, en septembre 1972, s'accompagne d'un nouveau carburateur et de tubulures d'admission en acier dotées d'un système de réchauffage du pied de carburateur par les gaz d'échappement, une solution destinée à améliorer la vaporisation du carburant à froid ; le moteur 1015 cm³, qui reste au catalogue en parallèle, reçoit à la même occasion un carburateur dit « anti-pollution ».
Une variante rare, documentée par gsaventure.com comme une curiosité plutôt qu'une évolution générale de gamme : à partir de mai 1975 et jusqu'à l'abandon du moteur 1015 cm³ en juillet 1977, certains exemplaires reçoivent un carburateur Solex simple corps plutôt que le double corps habituel — un montage que le club qualifie lui-même de « très rare ».
Vers des carburateurs plus sophistiqués en fin de carrière
En novembre 1978, de nouveaux carburateurs à frein de ralenti (« dash pot ») et commande d'accélérateur progressive font leur apparition, améliorant la douceur de fonctionnement au ralenti et lors des décélérations. Sur la GSA, à partir de septembre 1976 (rentrée 1977 selon la datation gsaventure.com), de nouveaux carburateurs à vis de richesse inviolable sont montés — une réponse directe aux réglementations antipollution alors naissantes, qui cherchent à empêcher les particuliers de dérégler eux-mêmes la richesse du mélange pour gagner quelques chevaux au détriment des émissions. Le moteur Comotor de la GS Birotor, à la carburation entièrement différente (double corps Solex 32 DDITS alimentant chacun une trochoïde du birotor), fait l'objet d'un traitement séparé dans Le moteur Comotor GZ — anatomie technique du birotor Wankel de la GS.
Voir aussi
- Site source
- gsaventure.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Le moteur Comotor GZ — anatomie technique du birotor Wankel de la GSCitroën GS/GSA · Moteur
- Pannes et fragilités mécaniques classiques de la GS et de la GSACitroën GS/GSA · Restauration
- Le flat-4 « série G » refroidi par air — un moteur unique dans la gamme Citroën de son tempsCitroën GS/GSA · Moteur
- Chronologie technique de la GS, millésime par millésime (1970-1974)Citroën GS/GSA · Histoire et modèles