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§ 02 · Moteur

Le moteur Comotor GZ — anatomie technique du birotor Wankel de la GS

Citroën GS/GSA · 1970–1986 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Cette fiche détaille les aspects proprement mécaniques du moteur Comotor qui équipe la GS Birotor ; le contexte historique et commercial de son échec est traité dans La GS Birotor (1973-1975) — le pari du Wankel et son échec commercial retentissant, et la coentreprise industrielle qui l'a produit dans Comobil et Comotor — les coentreprises NSU-Citroën autour du moteur Wankel (dossier nsu-ro80/).

Fiche technique

D'après le tableau détaillé de Wikipédia (article dédié « Citroën GS Birotor »), le moteur Comotor de type 624 présente les caractéristiques suivantes :

  • Cylindrée : 995 cm³ (2 x 497,5 cm³)
  • Architecture : deux rotors en triangle curviligne évoluant dans deux chambres épitrochoïdales, sans soupapes ni arbre à cames — une régularité cyclique comparable à celle d'un six-cylindres alternatif classique
  • Excentricité : 14 mm ; largeur d'un rotor : 67 mm ; rapport volumétrique : 9:1
  • Puissance maximale : 107 ch DIN à 6500 tr/min ; couple maximal : 14 mkg (140 N.m) à 3000 tr/min
  • Carburation : Solex 32 DDITS à deux corps jumelés, chaque corps alimentant une trochoïde, carburant RON 97
  • Position : transversale à l'avant, une disposition que la future CX aurait dû reprendre si le Wankel y avait été maintenu (voir Genèse de la CX — le projet L, le pari Wankel et le choc pétrolier de 1973 côté citroen-cx/)
  • Performances : 0 à 100 km/h en 14 secondes (13 secondes selon lautomobileancienne.com), vitesse maximale 175 km/h (174 selon la même source), consommation officielle 12,8 L/100 km

Un moteur qui ne se vidange pas

Particularité notable du birotor Comotor : contrairement à un moteur à pistons classique, il ne dispose pas d'un circuit de lubrification séparé avec vidange périodique. L'huile est injectée directement dans le mélange via le carburateur, à la façon d'un moteur deux-temps, et se consume progressivement au fil de l'utilisation. Le moteur est également équipé d'une pompe à air destinée à achever la combustion des gaz d'échappement — un système que gsaventure.com qualifie de « post-combustion active en seconde phase », conçu pour limiter les émissions polluantes d'un moteur par ailleurs peu vertueux sur ce plan.

Un moteur qui tourne vite... trop silencieusement

L'absence de toute pièce en mouvement alternatif (pas de bielles, pas de soupapes, pas d'arbre à cames) permet au birotor de monter en régime avec une facilité et un silence inhabituels pour l'époque. Ce trait, qui aurait pu être un argument commercial, se retourne presque contre lui : Wikipédia note qu'une alerte sonore doit prévenir le conducteur en cas de sur-régime, faute de quoi le moteur pourrait être sollicité bien au-delà de ses limites sans que le conducteur ne s'en aperçoive au bruit ou aux vibrations — un dispositif de sécurité que l'on retrouvera plus tard, pour la même raison, sur les Mazda à moteur rotatif (RX-7 notamment).

Une parenté directe avec le moteur de la NSU Ro 80, mais pas identique

Le moteur Comotor de la GS Birotor et celui de la NSU Ro 80 (version 626) sortent de la même usine d'Altforweiler, en Sarre, et partagent la même architecture de base. Ils ne sont cependant pas rigoureusement identiques : une recherche web complémentaire, non vérifiée sur document primaire mais citée par plusieurs sources secondaires convergentes, indique que des différences de carburation entre les deux versions expliqueraient l'écart de puissance affiché (107 ch DIN pour la GS Birotor contre 115 ch pour la Ro 80). Le même bloc de base, sous une désignation KKM différente, équipera également la moto Van Veen OCR 1000 — une diffusion assez large pour une mécanique dont la carrière automobile en propre reste, elle, extraordinairement brève.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (+ recoupements gsaventure.com)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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