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§ 10 · Restauration

Pannes et fragilités mécaniques classiques de la GS et de la GSA

Citroën GS/GSA · 1970–1986 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Les arbres à cames des tout premiers moteurs

Le défaut de jeunesse le plus documenté touche les moteurs fabriqués entre 1970 et 1972 : Wikipédia relève une usure anormale des cames des arbres à cames, imputable à un traitement de surface défectueux à l'origine. Le club GSAventure confirme et précise cet épisode : dès novembre 1971, face à des retours clients récurrents, Citroën distribue à son réseau des coffrets de réparation contenant des arbres à cames et des culbuteurs de meilleure qualité, à installer sous garantie — la réactivité du constructeur suggère que le défaut était suffisamment répandu pour justifier une campagne de rechange organisée plutôt que des interventions au cas par cas.

Fumée bleue et consommation d'huile

Toujours sur les tout premiers exemplaires, une surconsommation d'huile se traduisant par de la fumée bleue à l'échappement est documentée par Wikipédia, imputée à un défaut d'étanchéité des joints de tiges de culbuteurs. Ce défaut, comme celui des arbres à cames, semble avoir été résorbé par les évolutions techniques successives de 1972-1973 (nouvelles culasses, circuit de graissage modifié — voir Chronologie technique de la GS, millésime par millésime (1970-1974)).

Le point faible structurel : l'ancrage de la suspension arrière

Le point de vigilance le plus sérieux pour un acheteur d'aujourd'hui reste la zone de corrosion de la caisse au niveau du support des butées de suspension arrière, documentée dans Corrosion et points faibles de carrosserie de la GS et de la GSA — un point structurel plutôt que cosmétique, puisqu'il touche directement à l'ancrage de la suspension hydropneumatique sur la caisse.

Une consommation de carburant qui reste un point de vigilance disputé

Au-delà des pannes proprement dites, la question de la consommation réelle des moteurs 1015 et 1222 cm³ reste un sujet disputé parmi les propriétaires eux-mêmes, comme le montrent les témoignages contradictoires rassemblés dans Au volant d'une GS — impressions de conduite et témoignages de propriétaires — certains rapportant une sobriété tout à fait raisonnable, d'autres une gourmandise inattendue pour une cylindrée aussi modeste, sans qu'aucune source ne permette de trancher clairement entre un défaut de réglage, un état d'usure du moteur ou un style de conduite plus ou moins sportif.

Un cas à part : la fiabilité du moteur Comotor

La fragilité mécanique la plus radicale de toute la lignée concerne évidemment le moteur birotor de la GS Birotor — usure prématurée des segments d'étanchéité des rotors, consommation d'huile et de carburant hors normes — un sujet traité en détail, avec ses conséquences historiques, dans La GS Birotor (1973-1975) — le pari du Wankel et son échec commercial retentissant et Le moteur Comotor GZ — anatomie technique du birotor Wankel de la GS plutôt que repris ici.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (+ recoupements gsaventure.com)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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