Ce qu'en disait la presse d'époque — puissance saluée, tenue de route sévèrement critiquée
Une tenue de route jugée sévèrement, y compris par les standards de l'époque
Le numéro de novembre 1969 de Sports Car Graphic, consacré à un Challenger 440 Magnum, relève des valeurs d'accélération latérale qu'Ate Up With Motor compare, avec le recul, à celles d'un SUV familial moderne — un jugement sévère pour une voiture vendue comme sportive. La cause identifiée n'est pas tant les pneus ou les réglages de suspension que la faible garde au sol : les virages appuyés perturbent aussi bien l'alimentation en essence que la circulation d'huile moteur. La répartition des masses, nettement chargée sur le train avant (voir Le 426 Hemi sur le Challenger — une répartition des masses légèrement meilleure que sur la 'Cuda), génère un sous-virage prononcé, que les motorisations les plus puissantes peuvent transformer en survirage à l'accélération — pas toujours de façon volontaire de la part du conducteur.
Une direction assistée jugée indispensable, mais peu communicative
Avec tout moteur autre que les plus légers, la direction assistée devient, selon la source, quasiment indispensable — mais son manque de retour d'information n'aide en rien la confiance du conducteur. Les essais soulignent également des freins à disque avant disponibles en option mais déjà justes pour la masse des versions les plus lourdement motorisées, avec une tendance au sautillement de l'essieu arrière au freinage, imputable à la position du pont plus proche des attaches avant des lames de ressort que de leur milieu — une géométrie qui favorise le contrôle de l'essieu à l'accélération, mais au prix d'un débattement excessif lors d'un freinage d'urgence.
Une consommation et une visibilité jugées décevantes
Au-delà des seules performances dynamiques, la presse d'époque relève une visibilité médiocre, un habitacle relativement exigu au regard du gabarit extérieur de la voiture, ainsi qu'une consommation ne descendant qu'à peine sous la barre symbolique des deux chiffres en litres aux cent kilomètres. Ces défauts, cumulés à une réputation de qualité de fabrication déjà fragile chez Chrysler à cette période, contribuent directement à l'accueil commercial mitigé du modèle (voir Un accueil commercial en demi-teinte dès 1970 — cannibalisation de la Charger et éclipse par la Duster).
Voir aussi
- Un accueil commercial en demi-teinte dès 1970 — cannibalisation de la Charger et éclipse par la Duster
- Le 426 Hemi sur le Challenger — une répartition des masses légèrement meilleure que sur la 'Cuda
- Un demi-siècle de quart de mile — du Hemi 1970 à la Demon 170, la même unité de mesure du muscle car
- Site source
- ateupwithmotor.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Un accueil commercial en demi-teinte dès 1970 — cannibalisation de la Charger et éclipse par la DusterDodge Challenger · Histoire et modèles
- Le 426 Hemi sur le Challenger — une répartition des masses légèrement meilleure que sur la 'CudaDodge Challenger · Moteur
- Un demi-siècle de quart de mile — du Hemi 1970 à la Demon 170, la même unité de mesure du muscle carDodge Challenger · Conduite
- Le 426 Hemi sur le Challenger — une répartition des masses légèrement meilleure que sur la 'CudaDodge Challenger
- Guide d'achat — les points de vigilance propres au Challenger E-bodyDodge Challenger
- Un accueil commercial en demi-teinte dès 1970 — cannibalisation de la Charger et éclipse par la DusterDodge Challenger
- Un demi-siècle de quart de mile — du Hemi 1970 à la Demon 170, la même unité de mesure du muscle carDodge Challenger