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§ 10 · Restauration

Restauration : la rouille sur carrosserie acier, et le piège caché des exemplaires fibre de verre

Ferrari 308 & 328 · 1975–1985 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Les zones classiques de corrosion sur les carrosseries acier

Sur les 308 à carrosserie acier (à partir de 1977, voir La carrosserie fibre de verre (1975-1977) et son abandon pour l'acier : chronologie et raisons), le guide d'achat de Hagerty identifie la rouille comme le principal point de vigilance extérieur, avec des zones de prédilection bien identifiées : bas de caisse, parties basses des portières, portion arrière des ailes avant et leurs passages de roue, ainsi que la ligne de ceinture extérieure peinte en noir. Il convient également de contrôler systématiquement l'arrière des boucliers, zone peu visible où l'humidité stagne facilement.

Un piège spécifique aux carrosseries en fibre de verre

Point de vigilance moins intuitif, documenté explicitement par Hagerty : la fibre de verre elle-même ne rouille pas, mais elle habille un châssis-poutre tubulaire en acier qui, lui, reste vulnérable à la corrosion — et l'absence de tôle métallique en surface peut donner un faux sentiment de sécurité à un acheteur peu averti. De l'eau peut s'infiltrer et stagner entre la carrosserie composite et le châssis qu'elle recouvre, corrodant ce dernier de l'intérieur sans le moindre signe visible en surface. Une inspection par un spécialiste indépendant, capable de contrôler l'état du châssis au-delà du seul état de la carrosserie visible, est donc au moins aussi indispensable sur un exemplaire vetroresina que sur un exemplaire acier — un conseil qui rejoint la recommandation générale détaillée dans Guide d'achat : quelle version choisir et à quoi faire attention.

La galvanisation de la 328 : une réponse structurelle, pas seulement cosmétique

Ferrari répond en partie à cette faiblesse en 1985 : selon Wikipédia anglophone, la 328 introduit l'usage d'un acier galvanisé, qui réduit très significativement la vitesse de progression de la corrosion par rapport aux 308 non traitées. Ce choix, développé du point de vue du restylage dans Le restylage de la 328 (1985) : pare-chocs teinte carrosserie et acier galvanisé, explique en partie pourquoi les 328 ont, en moyenne, mieux traversé les décennies sur le plan structurel que les 308 les plus anciennes, à exposition climatique comparable.

Un modèle longtemps considéré comme une Ferrari « bon marché », avec les conséquences que cela suppose

Hagerty rappelle un fait de contexte utile pour comprendre l'état de nombreux exemplaires aujourd'hui en circulation : la 308 est restée, pendant une bonne partie de son existence sur le marché de l'occasion, la voie la moins onéreuse pour accéder à la propriété d'une Ferrari — au point que le coût d'une restauration en bonne et due forme dépassait fréquemment la valeur vénale du véhicule lui-même. Une proportion non négligeable des exemplaires en circulation aujourd'hui a donc connu, à un moment de son histoire, des réparations superficielles plutôt qu'une restauration complète en profondeur, un facteur qui pèse directement sur la nécessité d'une expertise préalable à l'achat.

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Provenance de cette fiche
Site source
hagerty.co.uk
Date d'extraction
13 sept. 2026
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