Aller au contenu
§ 09 · Conduite

L'accueil de la presse au fil des lancements — de la « beautiful baby » de 1976 à la XR2i jugée « asthmatique »

Ford Fiesta · 1976–2023 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un lancement porté par un argumentaire de visibilité et d'habitabilité

Au lancement de la Mk1 en 1976, Ford construit une bonne partie de son argumentaire commercial autour de l'habitabilité et de la visibilité du véhicule — la marque revendiquant, dans sa propre communication, une visibilité panoramique de premier ordre pour la catégorie et un slogan interne qualifiant le modèle de « beautiful baby ». Le succès commercial immédiat qui suit (voir Genèse de la Fiesta — le « Project Bobcat » et le pari de la traction avant chez Ford of Europe) tend à valider, sur le plan des ventes en tout cas, cet argumentaire initial.

Le comparatif de 1989, un satisfecit européen nuancé par la presse française

Le lancement de la Mk3 en 1989 donne lieu à l'un des comparatifs les plus documentés de la carrière du modèle. Le magazine allemand auto, motor und sport place, en août 1989, la nouvelle Fiesta devant la Fiat Uno, la Volkswagen Polo et la Peugeot 205 ; le magazine Autobild classe la même année l'ensemble de la gamme Fiesta en tête devant l'Uno, la Polo, la Nissan Micra et la Renault 5. La presse française consultée pour cette même génération se montre nettement plus réservée, reprochant au modèle un manque de progrès en tenue de route par rapport à ses devancières — une nuance qu'il convient de conserver plutôt que d'effacer au profit d'un satisfecit unanime, la réception d'un même modèle pouvant ainsi varier sensiblement d'un marché européen à l'autre pour des raisons tenant autant aux habitudes de conduite locales qu'aux caractéristiques objectives du véhicule.

Le jugement sévère porté a posteriori sur la XR2i du début des années 1990

Un jugement rétrospectif particulièrement tranché est porté par la presse britannique spécialisée sur la Fiesta XR2i du début des années 1990 : la presse automobile estime que Ford avait alors « perdu son âme de hot hatch », la XR2i étant certes esthétiquement réussie mais handicapée par un moteur CVH à injection jugé poussif et par un châssis peu communicatif, loin de la Peugeot 205 GTI, de la Renault Clio 16V ou même de la Fiat Uno Turbo alors sur le marché. C'est précisément ce constat sévère qui motive, selon cette même source, le développement de la RS Turbo par le département Special Vehicle Engineering de Ford (voir La RS Turbo (1990-1992) — la toute première Fiesta à porter l'écusson RS, née d'une critique de presse) — une réaction industrielle directe à une critique de presse, rarement documentée aussi explicitement ailleurs dans la carrière du modèle.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci