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§ 09 · Conduite

L'accueil de la presse en 1998 — un style qui divise, un comportement dynamique qui fait quasiment l'unanimité

Ford Focus · 1998–2025 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un jugement stylistique partagé, jamais tiède

Le style New Edge de la Focus de lancement suscite des réactions tranchées mais rarement indifférentes dans la presse automobile anglophone. Karl Brauer, pour Edmunds.com en 2000, résume l'habitacle comme aussi représentatif que l'extérieur de « la philosophie New Edge de Ford, qui avait partagé les rédacteurs entre adoration et rejet ». Sherri Koucky, pour MachineDesign.com, salue au contraire un dessin qui « mêle des formes rondes à d'autres, plus géométriques et audacieuses, en ajoutant des angles vifs, et parvient malgré tout à faire fonctionner l'ensemble ». James R. Healey, pour USA Today, choisit une formule plus neutre : une « collision de courbes et de lignes ». Cette polarisation stylistique n'empêche pas la voiture de recueillir un satisfecit quasi unanime sur le plan dynamique (voir plus bas), ni de remporter le titre de Voiture européenne de l'année 1999 avec un écart de points confortable (voir Voiture européenne de l'année 1999 — le classement précis face à l'Opel Astra et la Peugeot 206, et les trois autres finales de la lignée) — William Diem, du New York Times, y voyant après coup une forme de « vindication » du pari pris par Ford sur ce style risqué.

Un habitacle salué pour son ingéniosité d'emballage

Au-delà du seul style extérieur, la presse relève unanimement l'habileté du travail d'emballage intérieur (« packaging ») mené par les ingénieurs Focus : empattement long, portes hautes, toit surélevé, point d'assise (« H-point ») avant et arrière rehaussé offrant une position de conduite plus dominante et davantage d'espace aux jambes à l'arrière. James R. Healey (USA Today) le formule ainsi : « la Focus est plus grande à l'intérieur que des voitures bien plus grandes à l'extérieur ». Ford capitalisera plus tard sur cette assise surélevée en la commercialisant sous le nom de « Command Seating » (position de conduite dominante) sur d'autres modèles de sa gamme.

Un châssis unanimement salué, jusqu'à des comparaisons flatteuses

C'est sur le plan du comportement routier que la Focus fait la quasi-unanimité de la presse au lancement, portée par sa suspension arrière Control Blade inédite pour le segment (voir La suspension arrière « Control Blade » — une multibras low-cost saluée comme une référence dynamique dès 1998). Le cas le plus spectaculaire reste celui déjà cité dans la fiche consacrée à cette suspension : la comparaison de Motor Trend plaçant la Focus devant une Jaguar XJ8L et une Bentley Continental en test de slalom. Cette réputation dynamique perdure, avec des nuances, jusqu'à la Mk2 : une partie de la presse britannique estime alors que la voiture perd un peu de la précision de la toute première génération, sans qu'une publication précise ne soit nommément identifiée par Wikipédia sur ce point — une nuance à traiter avec prudence plutôt qu'à ériger en fait établi (voir Focus Mk2 (2004-2011) — une gamme agrandie, une divergence assumée avec l'Amérique du Nord et l'arrivée du Kinetic Design). Le contraste se prolonge sur la génération suivante, la Focus Mk2 étant régulièrement comparée favorablement à la Volkswagen Golf IV contemporaine sur le seul terrain du comportement dynamique — une comparaison déjà documentée du côté du dossier voisin volkswagen-golf-3-4/ de ce corpus (voir La Golf IV, un tournant documenté dans la perception qualité de Volkswagen), qui attribue cet écart à l'essieu arrière à roues indépendantes de la Focus face à la poutre torsible semi-rigide de la Golf IV.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
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