Treize saisons en JGTC puis Super GT : le palmarès de la NSX-GT (1996-2009)
Des débuts sans soutien officiel, avant l'engagement direct de Honda
La NSX fait ses débuts en championnat japonais de Grand Tourisme (JGTC) dès 1996, engagée sans assistance d'usine par Team Kunimitsu sur la base de la voiture ayant couru au Mans en GT2 l'année précédente ; son meilleur résultat cette saison-là se limite à une septième place à Fuji. Honda officialise son engagement dès 1997, avec un châssis développé par le spécialiste Dome — fort de son expérience acquise en tourisme (JTCC) avec la Honda Accord — et des moteurs préparés par Mugen, le préparateur historiquement associé à la marque. Dès 1998, la NSX rafle la pole position aux sept manches de la saison et remporte cinq des sept courses.
Une saison 2000 restée dans les annales : championne sans la moindre victoire
L'an 2000 marque l'introduction du châssis « Phase 2 », au moteur abaissé dans le châssis et à la boîte de vitesses dérivée de la Formule Nippon. Malgré une boîte réputée fragile, l'équipage Ryo Michigami au volant de la Castrol NSX du projet Mugen×Dome décroche le titre pilotes et le titre équipes de la catégorie reine GT500 — sans avoir remporté une seule course de la saison, une performance statistique restée unique dans l'histoire du championnat. À partir de 2003, la réglementation impose un châssis tubulaire et un moteur monté longitudinalement plutôt que transversalement, à la manière des Lamborghini modernes, avec une boîte séquentielle Hewland à six rapports montée en amont du bloc. Le moteur C32B de compétition, dans sa version 3,5 litres atmosphérique à vilebrequin long course Toda Racing, délivre alors près de 500 ch.
Un palmarès qui installe durablement la NSX comme référence du plateau
En 2005, la NSX-R GT vient enrichir la Phase 4 du châssis de compétition d'éléments aérodynamiques supplémentaires (débords de carrosserie, béquet, diffuseur), lui permettant de décrocher dix pole positions et cinq victoires sur les saisons 2005 et 2006 cumulées. En 2007, l'écurie Autobacs Racing Team Aguri (ARTA), avec Ralph Firman et Daisuke Itō, remporte les titres pilotes et équipes au volant de la Phase 5 du châssis. Au terme de treize saisons de présence continue entre 1997 et 2009, le bilan cumulé de la NSX-GT s'élève à 36 victoires, 45 pole positions, trois titres équipes et deux titres pilotes, six autres saisons terminées vice-championne, et quatre victoires aux 1 000 km de Suzuka (1999, 2000, 2003 et 2004) ; elle reste par ailleurs la seule voiture japonaise du championnat à avoir décroché la pole position et le meilleur tour en course à chacune des manches d'une même saison, et détient le record de victoires consécutives (six) ainsi que celui du titre remporté avant la dernière manche de la saison. En catégorie GT300, une NSX décroche également le titre en 2004 et termine vice-championne en 2005. La voiture continue à courir au plus haut niveau, alors même que sa version routière n'est plus produite depuis 2005, jusqu'à sa remplaçante, la HSV-010 GT, introduite en 2010 après un changement réglementaire interdisant les configurations à moteur central. La seconde génération de NSX prendra ensuite le relais en Super GT à partir de 2014, avant qu'une version GT3 ne soit également commercialisée à des écuries clientes à partir de 2017.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
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