La NSX aux 24 Heures du Mans (1994-1996) : des GT2 de série à la GT1 turbo de 600 chevaux
Une base de série profondément transformée par un préparateur britannique
Les NSX de compétition engagées au Mans partent de coques de NSX-R expédiées en Angleterre chez TC Prototypes, qui leur greffe une cellule en carbone sec collée à l'intérieur de la structure d'origine, complétée de renforts supplémentaires en carbone sec sur une caisse déjà considérée comme l'une des plus rigides de sa génération. La suspension est intégralement remplacée par un ensemble course à amortisseurs spécifiques et bras en aluminium, tandis que des ailes élargies accueillent des pneumatiques de compétition. Le moteur C30A reçoit un carter sec, des arbres à cames plus pointus, des collecteurs d'échappement en inconel et, pour les versions GT2, un plénum d'admission en carbone alimentant six corps de papillon individuels : ainsi préparé, il délivre près de 400 ch, soit 130 ch de plus qu'en configuration route. Les versions GT1 reçoivent en plus un turbocompresseur associé à un collecteur double-plénum en aluminium sur mesure, portant la puissance au-delà de 600 ch — les moteurs les plus puissants jamais utilisés sur une base NSX. L'ensemble est associé à une boîte séquentielle Hewland à six rapports, dont la fragilité posera régulièrement problème en course d'endurance.
Trois participations, un podium de catégorie en 1995
Honda aligne trois NSX aux 24 Heures du Mans 1994 en catégorie GT2, en association avec Kremer Racing et l'assistance de Team Kunimitsu : les trois voitures terminent la course, classées 14ᵉ, 16ᵉ et 18ᵉ au général. En 1995, l'équipe usine engage deux NSX en catégorie GT1 (l'une atmosphérique, l'autre turbocompressée) tandis que Team Kunimitsu aligne une NSX GT2 pilotée par Keiichi Tsuchiya, Akira Iida et Kunimitsu Takahashi : cette dernière termine 8ᵉ au classement général et remporte sa catégorie après 275 tours, quand les deux GT1 usine connaissent des fortunes diverses (abandon sur casse de boîte de vitesses pour l'une, sortie de piste non classée pour l'autre malgré une réparation de plus de neuf heures). En 1996, seule la NSX GT2 de Team Kunimitsu revient, avec le même trio de pilotes : elle termine 16ᵉ au général et 3ᵉ de sa catégorie après 305 tours.
Une notoriété prolongée par le jeu vidéo
La NSX GT2 victorieuse de catégorie en 1995 connaîtra une seconde vie inattendue : elle sert de modèle à l'une des voitures jouables du tout premier jeu Gran Turismo sorti en 1997, la version GT1 de compétition étant réservée à l'édition japonaise du jeu — un point développé plus largement dans La NSX dans Gran Turismo : comment un jeu vidéo a mondialisé le statut culte d'une japonaise méconnue.
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- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
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