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§ 09 · Conduite

La Mini Bertone jugée par la presse — de l'éloge stylistique aux réserves sur le confort

Innocenti (Mini italienne) · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un dessin salué comme une évolution logique et réussie de la Mini

Le magazine allemand Auto, Motor und Sport, dans un essai de la 120L publié en septembre 1977 (cité par Wikipédia anglophone comme l'une des sources techniques de référence sur le modèle), documente une voiture dont la ligne, plus moderne que celle de la Mini d'origine vieille de quinze ans à l'époque, est régulièrement décrite comme une réussite par la presse spécialisée qui la découvre. Plusieurs décennies plus tard, la presse automobile de collection anglo-saxonne reprend ce jugement avec constance : le site américain Curbside Classic la qualifie de « mise à jour brillante », regrettant explicitement que British Leyland n'en ait jamais fait profiter le marché britannique — un point de vue partagé dans les commentaires de lecteurs de cet article, l'un d'eux estimant que la filiale italienne avait « pratiquement fait tout le travail » à la place d'une maison mère jugée sourde à ses propres réussites internes (« pas inventé ici », selon une formule reprise par plusieurs commentateurs).

Le paradoxe du « missed opportunity »

Ce constat critique récurrent — une Mini 90/120 jugée supérieure à l'originale mais jamais exploitée sur le marché britannique lui-même — est devenu, au fil des rétrospectives automobiles anglophones consacrées à la marque, l'un des angles d'analyse les plus fréquemment développés au sujet d'Innocenti, au point qu'un site britannique spécialisé dans l'histoire de British Leyland consacre à cette question un article entier interrogeant si la Mini 90/120 a représenté « la plus grande occasion manquée » de l'histoire du groupe — un jugement rétrospectif qu'il convient de resituer dans le contexte plus large de la gestion industrielle très critiquée de British Leyland dans ces années (voir Sous pavillon British Leyland (1972-1975) — Geoffrey Robinson, la Regent et les plans d'expansion déçus).

Le Turbo De Tomaso, une sportive aux qualités contrastées

Les essais consacrés à la version sportive suralimentée des années 1980 (voir Le Turbo De Tomaso, l'aventure canadienne et les cousines Daihatsu Charade De Tomaso) sont nettement plus mitigés. La presse française et italienne de l'époque relève une position de conduite haute et peu naturelle, un confort médiocre et une certaine instabilité au freinage à haute vitesse — des défauts imputés davantage au châssis Mini d'origine, jamais pensé pour une telle puissance, qu'à la mécanique Daihatsu elle-même, dont la direction et la légèreté générale sont en revanche saluées comme des points forts.

Une cousine japonaise jugée sévèrement outre-Atlantique

Signe indirect de la façon dont la presse nord-américaine percevait la philosophie de ces petites mécaniques japonaises appliquées à des carrosseries plus imposantes que prévu, le magazine Car and Driver teste, dans les mêmes années, la Daihatsu Charade elle-même vendue directement sous badge Innocenti au Canada (voir Le Turbo De Tomaso, l'aventure canadienne et les cousines Daihatsu Charade De Tomaso) et publie sur sa consommation d'essence décevante un article resté cité par les passionnés, ironiquement titré autour du mystère d'une sobriété promise mais jamais constatée — un commentaire à verser, avec prudence méthodologique puisqu'il s'agit d'un rappel de seconde main plutôt que d'une lecture directe de l'article original, au dossier plus large de la réception critique de ces motorisations d'appoint.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
curbsideclassic.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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