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§ 02 · Moteur

Le diesel Nissan SD33 : quand International Harvester sous-traite sa motorisation diesel

International Harvester Scout · 1961–1980 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un motoriste de poids lourds sans petit diesel disponible

Paradoxe apparent pour une entreprise qui construit par ailleurs des poids lourds et des tracteurs équipés de gros diesels depuis des décennies (International Harvester met au point dès 1932 l'un des tout premiers diesels commercialisés sur un tracteur nord-américain) : au milieu des années 1970, le groupe ne dispose tout simplement d'aucun bloc diesel de cylindrée assez modeste pour s'intégrer dans le compartiment moteur, plus étroit, de la Scout II. Plutôt que de développer un nouveau petit diesel maison — un investissement difficile à justifier au vu des volumes de vente attendus sur ce seul modèle —, IH se tourne vers un partenaire extérieur.

Un six-cylindres japonais importé tel quel

À partir de 1976, la Scout II reçoit en option un diesel six-cylindres importé, le Nissan SD33, d'une cylindrée de 198 pouces cubes (3,2 L), atmosphérique dans un premier temps. Ce choix illustre une pratique déjà courante dans l'industrie automobile américaine de la période — l'importation de motorisations diesel compactes japonaises ou européennes faute d'offre domestique adaptée — et rejoint, sans lien direct entre les deux dossiers, une problématique similaire déjà rencontrée ailleurs dans ce corpus multi-marques à propos d'autres constructeurs confrontés au même manque d'offre diesel compacte sur leur propre marché domestique.

Le passage au turbocompresseur en toute fin de carrière

En 1979, à la veille du dernier millésime de production, ce diesel Nissan évolue vers une version turbocompressée, le SD33T, qui équipe les derniers Scout II construits pour le millésime 1980. Cette motorisation reste, jusqu'à l'arrêt définitif de la chaîne de Fort Wayne le 21 octobre 1980 (voir 21 octobre 1980 : la fin du Scout, victime du naufrage financier de sa maison mère), la seule offre diesel jamais proposée sur le Scout — et l'un des tout derniers développements mécaniques notables de toute la carrière du modèle.

Une motorisation également adoptée par un carrossier suisse de luxe

Ce même diesel Nissan trouve un débouché inattendu chez Monteverdi, petit constructeur suisse de véhicules de luxe qui base ses tout-terrains haut de gamme Safari et Sahara sur la structure mécanique de la Scout II (voir Monteverdi Safari et Sahara : quand un carrossier suisse de luxe rhabille le Scout II) : selon les catalogues d'époque, la version Sahara pouvait être commandée avec ce même bloc SD33, aux côtés des V8 essence IH et Chrysler également proposés sur cette gamme européenne.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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