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§ 11 · Compétition

Sebring 1965 — la semaine noire des Iso/Bizzarrini

Iso Rivolta / Grifo · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une préparation de course déjà tendue

Les 12 Heures de Sebring du 27 mars 1965 restent, dans la mémoire des passionnés de la marque, l'épisode le plus douloureux de l'aventure sportive Iso/Bizzarrini. C. Rino Argento, qui aidait Giotto Bizzarrini à gérer les voitures de course cette semaine-là, en a laissé un témoignage détaillé, initialement publié dans Griffon, le magazine du club Iso & Bizzarrini Owner's Club, et repris depuis par Wikipédia.

Deux voitures détruites en une seule course

La voiture n°8, pilotée par Silvio Moser, sort de la piste à la suite d'une défaillance de freins et percute un minibus Volkswagen garé en bordure de piste ; personne n'est blessé, mais le véhicule est totalement détruit. Plus tard dans la course, sous une pluie diluvienne, la voiture n°9, pilotée par Mike Gammino, part en aquaplaning, percute une passerelle piétonne et se retrouve littéralement coupée en deux, juste derrière l'habitacle du pilote. Gammino en sort indemne, mais ne réalise qu'après coup à quel point il est passé près de la mort. Le célèbre préparateur californien Max Balchowsky, également présent à Sebring pour prêter main-forte à l'équipe Bizzarrini, récupère les débris des deux voitures dans l'intention de reconstruire un exemplaire unique à partir des deux épaves — une voiture dont plus aucune trace n'a été retrouvée depuis.

Un dénouement tragique en marge de la piste

Le récit de C. Rino Argento rapporte également un événement dramatique survenu en marge de la compétition elle-même : un accident d'avion aurait coûté la vie à Mitch Michelmore, un soutien et client d'Iso installé en Californie (concessionnaire Chevrolet à Reseda), passionné par les Iso Rivolta qu'il avait déjà vendues en nombre et intéressé par une possible activité commerciale autour des versions course (Grifo), alors qu'il rentrait de Sebring avec son fils. Cet épisode, rapporté par une seule source (le témoignage personnel d'Argento), n'a pas pu être recoupé de façon indépendante dans le cadre de cette session de recherche et doit être traité avec la prudence qui s'impose pour un fait de cette nature.

Le souvenir d'une semaine à l'issue amère

Argento lui-même résume cette semaine comme un désastre à la fois humain et matériel, après des mois de préparation et d'espoirs placés dans cette course. Trois mois plus tard, l'équipe se rachète largement en remportant une victoire de classe aux 24 Heures du Mans (voir L'A3/C aux 24 Heures du Mans (1964-1965) — 14ᵉ puis victoire de classe) — un contraste marquant entre deux épreuves d'endurance de la même saison 1965, qui illustre bien les risques inhérents à l'engagement en compétition d'un tout petit constructeur disposant de moyens limités.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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