L'A3/C aux 24 Heures du Mans (1964-1965) — 14ᵉ puis victoire de classe
1964 : un baptême du feu prometteur malgré un incident de freins
Pour sa première participation aux 24 Heures du Mans en 1964, le prototype Grifo A3/C, confié aux pilotes Edgar Berney et Pierre Noblet, tient un rythme de course encourageant avant qu'un problème de freins n'impose un arrêt aux stands de près de deux heures. Malgré ce contretemps qui aurait pu être fatal à une voiture aussi jeune dans sa mise au point, l'équipage parvient à reprendre la course et à la mener jusqu'au bout, terminant à la 14ᵉ place au classement général — un résultat jugé encourageant pour une toute nouvelle voiture engagée avec des moyens sans commune mesure avec ceux des grandes écuries d'usine.
1965 : victoire de classe et vitesse de pointe record sur les Hunaudières
L'édition 1965 marque l'apogée sportive de l'A3/C. Confiée aux pilotes Régis Fraissinet et Jean de Mortemart, la voiture termine cette fois 9ᵉ au classement général et remporte la victoire de sa catégorie (classe 5 000 cm³ et plus) — un résultat obtenu sans le moindre soutien d'usine officiel, l'A3/C étant alors déjà engagée sous la bannière Bizzarrini plutôt que sous celle d'Iso, la rupture entre les deux hommes étant intervenue dans l'intervalle (voir La rupture entre Renzo Rivolta et Giotto Bizzarrini (1965)). Sur la ligne droite des Hunaudières, la voiture est chronométrée à une vitesse de pointe de 186 mph (environ 300 km/h) — une vitesse alors égalée uniquement par les Ford GT40 7 litres, bien plus puissantes et bien mieux financées, ce qui souligne l'efficacité aérodynamique remarquable de la carrosserie dessinée par Giugiaro et affinée par Bizzarrini pour la compétition.
Un palmarès obtenu à moyens réduits
Ce doublé Le Mans (14ᵉ en 1964, victoire de classe et 9ᵉ au général en 1965) reste le fait d'armes sportif le plus significatif de toute l'histoire de la maison Iso/Bizzarrini, obtenu avec un budget de développement très inférieur à celui des Ferrari, Ford ou Porsche officielles engagées la même saison. Il contribue directement à la légende de l'A3/C, aujourd'hui l'une des voitures de compétition italiennes les plus recherchées par les collectionneurs (voir La cote du Grifo sur le marché de la collection — une alternative crédible à Ferrari et Lamborghini). La saison 1965 se termine cependant sur une note nettement plus sombre à peine trois mois plus tôt, avec le drame survenu aux 12 Heures de Sebring (voir Sebring 1965 — la semaine noire des Iso/Bizzarrini).
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Iso_Grifo ↗
- Sebring 1965 — la semaine noire des Iso/BizzarriniIso Rivolta / Grifo · Compétition
- La cote du Grifo sur le marché de la collection — une alternative crédible à Ferrari et LamborghiniIso Rivolta / Grifo · Achat administratif
- De l'A3/C à la Bizzarrini 5300 GT — l'héritage sportif direct du Grifo de compétitionIso Rivolta / Grifo · Compétition
- Genèse du Grifo — les prototypes A3/L et A3/C au Salon de Turin 1963Iso Rivolta / Grifo · Histoire et modèles
- La rupture entre Renzo Rivolta et Giotto Bizzarrini (1965)Iso Rivolta / Grifo · Histoire et modèles
- De l'A3/C à la Bizzarrini 5300 GT — l'héritage sportif direct du Grifo de compétitionIso Rivolta / Grifo
- La rupture entre Renzo Rivolta et Giotto Bizzarrini (1965)Iso Rivolta / Grifo
- Sebring 1965 — la semaine noire des Iso/BizzarriniIso Rivolta / Grifo
- Carburation des Iso — Carter et Holley sur les modèles de série, quatre Weber sur l'A3/C de compétitionIso Rivolta / Grifo
- Genèse du Grifo — les prototypes A3/L et A3/C au Salon de Turin 1963Iso Rivolta / Grifo
- La cote du Grifo sur le marché de la collection — une alternative crédible à Ferrari et LamborghiniIso Rivolta / Grifo