Bathurst — sept ans d'obstination avant la victoire de l'XJ-S au James Hardie 1000
Une porte d'entrée inattendue vers le Groupe A européen
L'aventure australienne de l'XJ-S précède en réalité son engagement en championnat d'Europe des voitures de tourisme (voir TWR en Groupe A — comment l'XJ-S a dominé le championnat d'Europe des voitures de tourisme (1982-1984)) : c'est l'homologation en Groupe 1 obtenue pour courir sur le circuit de Bathurst dès octobre 1980 qui permettra ensuite, par un simple effet de reclassement réglementaire, l'engagement de la voiture en Groupe A européen à partir de 1982.
Une série noire de cinq années
Les débuts australiens de l'XJ-S au James Hardie 1000 de Bathurst se soldent par une série de déconvenues. En 1980, John Goss et Ron Gillard abandonnent sur accident au 14e tour. En 1981, Goss et son nouveau coéquipier Barry Seton n'ont parcouru que 73 tours lorsqu'un accident collectif interrompt prématurément la course. En 1982, la paire Goss/Bob Tullius (déjà associé à la XJ-S côté américain, voir Group 44 et Bob Tullius — les premiers titres américains de l'XJ-S, avant même TWR) est stoppée par une rupture de suspension. En 1984, Goss et Tom Walkinshaw lui-même connaissent le même sort — un accident.
1985 : la victoire, enfin, après une remontée spectaculaire
En 1985, trois XJ-S de TWR sont engagées pour l'épreuve, alors disputée sous les nouvelles règles du Groupe A. À l'issue des qualifications, les trois voitures dominent le classement : Walkinshaw/Percy en tête, Jeff Allam/Ron Dickson en deuxième position, Goss/Armin Hahne en sixième. En course, l'équipage Allam/Dickson abandonne dès le troisième tour sur casse moteur, tandis que Walkinshaw et Percy dominent la majeure partie de l'épreuve avant de perdre la tête au profit de Goss et Hahne lors des arrêts aux stands. Une fuite d'huile coûte ensuite trois tours à la voiture de Walkinshaw, compromettant définitivement ses chances de victoire malgré une réparation réussie et une remontée jusqu'à dépasser en fin de course la BMW 635 CSi de Jim Richards, champion australien des voitures de tourisme en titre. La course se conclut par un doublé Jaguar : victoire de John Goss (qui décroche ainsi son second succès à Bathurst, dix ans après le premier) associé à Armin Hahne, Walkinshaw et Percy terminant troisièmes après leur incident.
Une dernière apparition au Japon, puis le retrait
Les XJ-S de TWR réapparaissent fin 1986 au Fuji 500 au Japon, ce qui devait constituer leur chant du cygne en Groupe A avant l'expiration de leur homologation FIA en fin d'année : Walkinshaw décroche la pole position, preuve que la voiture reste compétitive plusieurs années après son apogée européenne, face à des rivales aussi diverses que la Holden Commodore, la Volvo 240 Turbo ou la Nissan Skyline turbocompressée — mais les deux voitures engagées abandonnent en course sur des pannes mécaniques. Un dernier engagement a lieu sur invitation spéciale début 1987 en Nouvelle-Zélande, sans résultat probant. Au total, TWR aura construit sept châssis de course dédiés à ce programme. En marge des engagements officiels de TWR, le pilote privé australien Garry Willmington aligne de son côté sa propre XJ-S dans le championnat australien des voitures de tourisme en 1985 et 1986, sans disposer des mêmes moyens de développement.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Jaguar_XJS ↗
- Tom Walkinshaw et TWR — une écurie née d'un pari sur une Ford Capri, jusqu'à la Formule 1Jaguar XJS · Compétition
- Group 44 et Bob Tullius — les premiers titres américains de l'XJ-S, avant même TWRJaguar XJS · Compétition
- TWR en Groupe A — comment l'XJ-S a dominé le championnat d'Europe des voitures de tourisme (1982-1984)Jaguar XJS · Compétition