Identifier une XJS — plaque constructeur, VIN et numéros de série au fil des évolutions réglementaires
Un cousin du site de référence déjà utilisé pour l'E-Type
Le site communautaire XJS Data, qui fait référence pour l'identification précise des exemplaires d'XJS, est tenu par la même personne, Roger Los, que le site XKE Data déjà cité comme source d'autorité pour la numérotation des châssis d'E-Type dans le dossier jaguar-e-type/ — une continuité éditoriale bienvenue d'un modèle Jaguar à l'autre.
Une numérotation qui change plusieurs fois de logique
Comme c'était déjà le cas pour l'E-Type, la numérotation de série de l'XJS suit une logique mouvante au fil des décennies et des évolutions réglementaires. Les tout premiers exemplaires (avant la standardisation internationale du numéro d'identification du véhicule, le VIN, à partir de 1978) portent un numéro de série séquentiel : de 1001 à 5000 pour la conduite à droite, de 50001 à 55915 pour la conduite à gauche. Lorsque les réglementations américaine et européenne imposent ensuite un numéro à six chiffres, la séquence recommence à 100001, avant de s'interrompre à 199999 puis de reprendre à 221001 jusqu'au dernier numéro connu, 226645 — une discontinuité qui peut dérouter les propriétaires ignorant cette particularité. Un préfixe « 2W » identifie les millésimes 1975 à la première moitié de 1978, complété aux États-Unis par des codes « UF », « UG », « UH » ou « UJ » selon l'année ; à partir de 1981, ces préfixes disparaissent au profit d'un codage intégré directement dans le VIN, incluant notamment le type de boîte de vitesses, la conduite à droite ou à gauche, et la cylindrée du moteur.
Où chercher les numéros sur la voiture
Jusqu'en 1978, la plaque constructeur rivetée se trouve sur l'aile intérieure, près du point d'ancrage de la traverse ; le VIN est également poinçonné directement dans le métal à cet endroit. À partir de cette date, l'information se déplace vers une étiquette au pare-brise et une étiquette de portière pour l'Amérique du Nord, tandis que le poinçonnage du châssis migre vers le centre du tablier. Le numéro de moteur se trouve, pour le V12, en haut à l'arrière du bloc près de la jonction avec la boîte de vitesses, et pour le six-cylindres à proximité de l'allumeur ; le numéro de boîte de vitesses figure sur une plaque latérale pour les boîtes Borg-Warner et Turbo-Hydramatic, sur une plaque derrière le point d'ancrage du câble de sélecteur pour la boîte automatique ZF, et sur le couvercle supérieur pour les premières boîtes manuelles (dérivées de celle de l'E-Type). Le numéro de caisse, enfin, se trouve sur une petite plaque métallique rivetée derrière le pare-chocs arrière, à l'intérieur du point d'ancrage de la jambe de force — un accès qui nécessite, sur les exemplaires 1995-1996, de démonter entièrement l'habillage du pare-chocs.
Une vigilance utile à l'achat
Au-delà de la simple curiosité historique, ces repères permettent à un acheteur de vérifier la cohérence entre le millésime annoncé, le type de moteur et de boîte de vitesses effectivement montés, et l'origine géographique d'un exemplaire — une précaution d'autant plus utile que les modifications effectuées en usine avant assemblage final (passage d'un prototype d'essai à une voiture de série, conversion en cabriolet avant 1989) peuvent, selon la source, brouiller la cohérence apparente de ces numéros sur un petit nombre d'exemplaires.
Voir aussi
- Site source
- xjsdata.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://www.xjsdata.com/catalog/numbers/ ↗