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§ 13 · Achat administratif

Longtemps sous-cotée face à l'E-Type, la XJS amorce sa réévaluation

Jaguar XJS · 1975–1996 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une ombre portée qui a duré des décennies

Depuis sa sortie de production en 1996, l'XJS a longtemps vécu, sur le marché de la collection, dans l'ombre de l'E-Type qu'elle avait remplacée (voir Le lancement de septembre 1975 — un accueil critique très partagé, dossier 01-histoire-et-modeles/) — un modèle culte que ce corpus documente en détail dans le dossier jaguar-e-type/. Cette comparaison structurante, déjà présente dans l'accueil critique de 1975, s'est prolongée pendant l'essentiel de la carrière collection du modèle : en 2017, un guide de valorisation Hagerty pouvait encore s'interroger frontalement sur les raisons pour lesquelles l'XJ-S ne valait pas davantage, la qualifiant de V12 de série le plus abordable jamais construit — un compliment en demi-teinte, révélateur d'une cote alors jugée injustement modeste au regard de ses qualités intrinsèques.

Une notoriété mécanique qui a pesé sur les prix

Cette même source impute une bonne partie de cette décote persistante à la réputation d'entretien coûteux du modèle (voir Une réputation d'entretien difficile, largement méritée à ses débuts, dossier 08-entretien/) : le risque de pannes en cascade sur un exemplaire dont la maintenance a été négligée aurait durablement dissuadé une partie des acheteurs, entretenant un marché où « les bonnes affaires abondent » mais où le potentiel de plus-value restait, pendant longtemps, jugé limité — au point qu'un lecteur de cet article a lui-même relevé en commentaire plusieurs imprécisions factuelles, signe que même la presse spécialisée en collection a pu, sur ce modèle précis, manquer de rigueur.

Un mouvement de réévaluation plus récent

Des synthèses de marché plus récentes, orientées vers les tendances d'achat de la collection dans la seconde moitié des années 2020, décrivent un mouvement inverse : l'XJS, longtemps écartée comme simple « routière de luxe », y est désormais présentée comme l'un des derniers vrais grands tourismes de Jaguar, redécouverte par des collectionneurs qui privilégient de plus en plus l'usage, la rareté et l'identité technique d'un modèle plutôt que la seule notoriété de la marque — un basculement de critères qui profite historiquement aux modèles autrefois sous-estimés. Selon ces mêmes synthèses, les exemplaires V12 bien entretenus, en particulier les versions tardives « Celebration » à faible kilométrage, atteindraient désormais des montants nettement supérieurs à ceux observés une décennie plus tôt, les versions les plus rares se négociant encore davantage.

Une réévaluation à nuancer, pas à trancher artificiellement

Ce corpus se garde de faire de cette tendance récente un verdict définitif : les deux perceptions — celle d'un modèle resté durablement sous-coté et perçu comme un simple succédané de l'E-Type, et celle d'une redécouverte critique en cours qui lui restitue une identité propre (voir aussi Le restylage de 1991 vu par son designer — Geoff Lawson et la défense des ailerons pour la façon dont son propre designer revendiquait déjà cette identité en 1991) — coexistent aujourd'hui dans les sources disponibles, sans qu'aucune ne permette d'affirmer laquelle l'emportera à long terme.

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Provenance de cette fiche
Site source
hagerty.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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