Aller au contenu
§ 10 · Restauration

Les points de rouille à surveiller — un héritage direct de la plateforme XJ

Jaguar XJS · 1975–1996 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une monocoque héritée, des faiblesses héritées aussi

La structure de l'XJ-S dérivant directement de celle de la berline XJ4 (voir XJ27 — la genèse du coupé qui allait devenir la XJ-S dans 01-histoire-et-modeles/), elle en partage aussi, sans surprise, les zones de faiblesse face à la corrosion déjà documentées dans le guide de restauration de la berline (dossier jaguar-xj6/) : planchers, bas de caisse structurels et passages de roue restent les points de contrôle prioritaires sur les exemplaires des années 1970 et 1980, avant l'amélioration des traitements anticorrosion apportée par les modèles de l'ère Ford après 1991 (voir 1991 — la XJS perd son trait d'union sous pavillon Ford).

Les points spécifiques à contrôler avant achat

Un contrôle sérieux passe par l'inspection sur pont des planchers, des bas de caisse et des passages de roue, ainsi que la recherche de traces de fuite au niveau des freins arrière — montés à l'intérieur jusqu'en 1993 et donc particulièrement fastidieux à inspecter comme à réparer (voir Suspension et freins — l'héritage de la berline XJ, jusqu'au passage des freins arrière à l'extérieur dans 06-freins-trains-pneus/) — et de tout signe de choc antérieur mal réparé, sur une voiture dont les performances ne pardonnent guère les réparations de carrosserie bâclées. Le V12 mérite une attention particulière côté refroidissement : une surchauffe ancienne, parfois responsable d'un début d'incendie moteur (un sinistre qui, lorsqu'il survient, détruit fréquemment la voiture dans son ensemble), doit être recherchée sur les deux culasses. Les boîtes automatiques sont réputées globalement fiables mais sujettes à des fuites, tout comme le joint spi de vilebrequin et le différentiel, dont la réparation reste onéreuse.

Le cas particulier du cabriolet

Sur les versions décapotables, qu'il s'agisse de l'XJ-SC ciblée (voir De l'XJ-SC au cabriolet intégral — la lente reconquête du plein air) ou du cabriolet intégral à partir de 1988, la capote en toile doublée représente un poste de réparation particulièrement coûteux en cas de dégradation — un facteur à intégrer pleinement dans le budget d'un projet de restauration, au même titre que la rareté croissante de certaines pièces de carrosserie spécifiques évoquée par les spécialistes du marché.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
hagerty.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci