1967 — la vente des participations sud-américaines à Renault et la fin de l'aventure automobile de Kaiser
Un partenaire de longue date devenu repreneur naturel
Dès 1959, soit quatre ans seulement après sa propre fondation, Industrias Kaiser Argentina (IKA) noue un accord de licence avec le constructeur français Renault pour produire ses modèles sur le sol argentin — un partenariat qui débute avec la petite Dauphine dès 1960 (voir ika-torino/ pour le détail complet de cette relation, qui donnera naissance en 1966 à la Torino, seule voiture authentiquement argentine construite sur cette base industrielle mixte). Cette collaboration ancienne fait de Renault le repreneur logique lorsque Kaiser Industries décide, à la fin des années 1960, de se désengager de ses activités automobiles sud-américaines.
Deux cessions la même année
En 1967, Kaiser Industries cède ses participations aussi bien dans IKA, en Argentine, que dans Willys-Overland do Brasil — les deux filiales étant alors devenues rentables (voir La Kaiser Carabela et Willys-Overland do Brasil — deux secondes vies sud-américaines) — mettant ainsi fin à un peu plus de dix ans de présence industrielle directe du groupe Kaiser en Amérique du Sud. Renault rebaptise sa nouvelle filiale argentine IKA-Renault, avant d'abandonner définitivement jusqu'au sigle IKA en 1975 au profit de la seule dénomination Renault Argentina — une évolution de nom qui achève d'effacer, sur ce dernier marché où elle subsistait encore, toute trace commerciale directe de la marque Kaiser dans l'automobile.
La dernière trace d'un empire automobile disparu
Cette cession de 1967 marque, de fait, la sortie définitive et complète de la famille Kaiser du secteur de la voiture particulière, treize ans après le retrait du marché américain (voir 1955 — le retrait silencieux du marché automobile américain) — seule subsiste encore, à cette date, l'activité Jeep aux États-Unis, elle-même cédée à American Motors trois ans plus tard, en 1970 (voir De Kaiser Motors à Kaiser Jeep Corporation (1963), puis la vente à American Motors (1970)). Un héritage technique de cette période argentine perdure cependant plus longtemps qu'on pourrait le croire : le moteur Tornado développé par Kaiser-Jeep aux États-Unis avant d'être transféré et modernisé en Argentine anime la Torino jusqu'à la fin de sa carrière en 1981, et connaît même une résurgence sous le nom Torino Cherokee dans le sport automobile argentin contemporain (voir la fiche consacrée à ce moteur dans le dossier ika-torino/).
Voir aussi
- Le rôle de Henry Kaiser dans la naissance d'Industrias Kaiser Argentina (1955)
- La Kaiser Carabela et Willys-Overland do Brasil — deux secondes vies sud-américaines
- De Kaiser Motors à Kaiser Jeep Corporation (1963), puis la vente à American Motors (1970)
- 1955 — le retrait silencieux du marché automobile américain
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
- Le rôle de Henry Kaiser dans la naissance d'Industrias Kaiser Argentina (1955)Kaiser Kaiser-Frazer (États-Unis, 1945-1955, prolongements sud-américains jusqu'en 1967) · Production sud americaine
- 1955 — le retrait silencieux du marché automobile américainKaiser Kaiser-Frazer (États-Unis, 1945-1955, prolongements sud-américains jusqu'en 1967) · Echec commercial et restructurations
- La Kaiser Carabela et Willys-Overland do Brasil — deux secondes vies sud-américainesKaiser Kaiser-Frazer (États-Unis, 1945-1955, prolongements sud-américains jusqu'en 1967) · Production sud americaine
- De Kaiser Motors à Kaiser Jeep Corporation (1963), puis la vente à American Motors (1970)Kaiser Kaiser-Frazer (États-Unis, 1945-1955, prolongements sud-américains jusqu'en 1967) · Rachat willys et jeep
- Le rôle de Henry Kaiser dans la naissance d'Industrias Kaiser Argentina (1955)Kaiser Kaiser-Frazer (États-Unis, 1945-1955, prolongements sud-américains jusqu'en 1967)
- La Kaiser Carabela et Willys-Overland do Brasil — deux secondes vies sud-américainesKaiser Kaiser-Frazer (États-Unis, 1945-1955, prolongements sud-américains jusqu'en 1967)