L'alimentation du V6 Aurelia — du simple corps Solex à la double carburation Weber
L'alimentation en carburant du V6 Aurelia évolue en fonction de la vocation de chaque version, entre simplicité routière et recherche de puissance sur les modèles les plus sportifs.
Un simple carburateur pour la berline de base
Sur la berline B10 d'origine (1950) comme sur la plupart des versions courantes qui suivent, l'alimentation repose sur un unique carburateur, Solex ou Weber selon les séries et les marchés d'exportation — une solution simple, cohérente avec la vocation généraliste de la berline et avec le taux de compression volontairement bas retenu pour tolérer l'essence ordinaire (voir Tableau technique — l'évolution des cylindrées et puissances du V6 Aurelia).
La double carburation Weber, réservée aux versions sportives
Certaines versions à cylindrée 1 991 cm³ reçoivent en revanche une double carburation Weber, associée à un taux de compression plus élevé, pour un supplément de puissance sensible. C'est le cas notamment de la berline sportive B22 (1952), équipée de deux carburateurs Weber et d'un arbre à cames plus pointu pour atteindre 90 ch — la puissance la plus élevée jamais obtenue sur une carrosserie berline Aurelia.
Le cas du coupé de compétition : Weber double corps
Sur les B20 engagés en compétition — qu'il s'agisse des victoires de classe aux Mille Miglia et à la Targa Florio (voir Les débuts en compétition (1950-1951) — Mille Miglia et Le Mans, une entrée en matière immédiate et Targa Florio 1952 — un triplé complet pour l'Aurelia B20 en compétition) ou des préparations spéciales comme la Nardi Raggio Azzurro I (voir Les B20 hors norme — Zagato, Vignale, la Nardi Raggio Azzurro et le Boano panoramique), qui reçoit pour sa part deux carburateurs Weber 40 DCN associés à un collecteur Nardi et un taux de compression porté à 8,9:1 pour environ 140 ch — l'alimentation à double corps devient la norme, bien au-delà de ce qu'offre la production de série.
Une alimentation qui reste, dans l'ensemble, d'une conception classique
Contrairement à certains constructeurs qui expérimentent, dans les mêmes années, des systèmes d'injection mécanique sur leurs modèles les plus prestigieux, Lancia s'en tient sur toute la carrière de l'Aurelia à une alimentation par carburateur — une sobriété technique qui contraste avec la sophistication du reste de la mécanique (V6, transaxle, suspensions indépendantes) et qui reflète sans doute une volonté de contenir les coûts de fabrication déjà considérables du modèle (voir Le prix de l'excellence — comment l'Aurelia et le programme D50 ont contribué à la vente de Lancia).
Voir aussi
- Tableau technique — l'évolution des cylindrées et puissances du V6 Aurelia · L'architecture du V6 Aurelia — un 60° tout-aluminium pensé pour la compacité · Les B20 hors norme — Zagato, Vignale, la Nardi Raggio Azzurro et le Boano panoramique · Les débuts en compétition (1950-1951) — Mille Miglia et Le Mans, une entrée en matière immédiate
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Lancia_Aurelia ↗
- L'architecture du V6 Aurelia — un 60° tout-aluminium pensé pour la compacitéLancia Aurelia · Moteur
- Tableau technique — l'évolution des cylindrées et puissances du V6 AureliaLancia Aurelia · Moteur
- Les débuts en compétition (1950-1951) — Mille Miglia et Le Mans, une entrée en matière immédiateLancia Aurelia · Compétition
- Le prix de l'excellence — comment l'Aurelia et le programme D50 ont contribué à la vente de LanciaLancia Aurelia · Culture documentation
- Les B20 hors norme — Zagato, Vignale, la Nardi Raggio Azzurro et le Boano panoramiqueLancia Aurelia · Carrosserie
- Targa Florio 1952 — un triplé complet pour l'Aurelia B20 en compétitionLancia Aurelia · Compétition