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§ 02 · Moteur

L'architecture du V6 Aurelia — un 60° tout-aluminium pensé pour la compacité

Lancia Aurelia · 1950–1958 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Au-delà de son statut de pionnier (voir Francesco De Virgilio, l'ingénieur oublié qui a inventé le V6 moderne), le V6 Aurelia mérite d'être compris dans le détail de sa conception mécanique, tant les choix techniques qui le composent restent, encore aujourd'hui, d'une élégance remarquable pour un moteur conçu à la fin des années 1940.

Un angle de banc de 60°, condition de l'équilibrage

L'ensemble de la production Aurelia puis Flaminia adopte un angle d'ouverture fixe de 60° entre les deux bancs de trois cylindres. Ce choix n'est pas arbitraire : c'est la seule configuration, parmi celles étudiées par Francesco De Virgilio, à permettre un équilibrage mécanique satisfaisant avec un vilebrequin à six manetons également répartis tous les 60° (voir Francesco De Virgilio, l'ingénieur oublié qui a inventé le V6 moderne pour le détail de cette recherche).

Bloc et culasses en alliage léger, chemises en fonte

Le bloc-cylindres et les culasses sont coulés en alliage d'aluminium léger, une solution encore peu répandue en 1950 sur un moteur de grande série, tandis que des chemises de cylindre en fonte assurent la résistance à l'usure. Le vilebrequin repose sur quatre paliers principaux.

Un seul arbre à cames central, une distribution compacte

La distribution repose sur un arbre à cames unique, logé entre les deux bancs de cylindres et entraîné par une courte chaîne duplex munie d'un tendeur hydraulique. Deux soupapes par cylindre, actionnées par culbuteurs et tiges de culbuteurs (configuration culbutée, dite OHV, et non à arbre en tête), viennent animer des chambres de combustion hémisphériques — une géométrie de chambre alors jugée la plus favorable au rendement volumétrique. Pour concilier cette géométrie hémisphérique avec un moteur aussi étroit que possible, les ingénieurs Lancia ont recours à un système de commande de culbuteurs orienté à 90° de la disposition la plus courante — une solution technique originale destinée à limiter l'encombrement transversal du bloc, dans la droite ligne de l'obsession Lancia pour les moteurs en V à angle fermé (voir Vincenzo Lancia et la tradition d'ingénierie raffinée de la marque, déjà documentée dans le dossier Lancia Fulvia à propos du V4).

Une carburation qui évolue avec la puissance recherchée

L'alimentation repose, selon les versions, sur un simple carburateur Solex ou Weber ; certaines versions à cylindrée intermédiaire (1 991 cm³) reçoivent une double carburation Weber pour davantage de puissance — voir L'alimentation du V6 Aurelia — du simple corps Solex à la double carburation Weber pour le détail de cette évolution modèle par modèle.

Un refroidissement à eau classique, une fiabilité globalement bonne sous conditions

Le refroidissement est assuré par une circulation d'eau classique. La fiabilité du moteur, globalement bonne pour son époque, dépend cependant d'un entretien attentif — voir Fiabilité du V6 Aurelia — points de vigilance mécanique pour un usage actuel pour les points de vigilance mécanique aujourd'hui documentés par les spécialistes de la restauration.

Une architecture générale conservée jusqu'à la Flaminia, puis jamais reconduite

Cette architecture de base — 60°, bloc et culasses en aluminium, arbre à cames central, chambres hémisphériques — reste globalement inchangée sur l'ensemble de la carrière Aurelia (1950-1958), avant d'être profondément redessinée en interne (nouvelles pièces moulées, meilleure circulation du liquide de refroidissement) pour la Flaminia (1957-1970), dernier moteur V6 conçu en interne par Lancia (voir 1958 — la fin de l'Aurelia et le passage de témoin à la Flaminia).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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