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§ 09 · Conduite

Impressions de conduite — ce que la presse d'époque et rétrospective retient de la 190 E 16 soupapes

Mercedes-Benz 190 E 2.3-16 / 2.5-16 « Cosworth » · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un moteur salué pour son caractère, pas seulement pour ses chiffres

Un test d'époque cité par Wikipédia anglophone décrit le moteur Cosworth comme « remarquablement souple, avec une courbe de couple très plate et une large plage de puissance utilisable » — un jugement flatteur pour un simple quatre-cylindres 2,3 litres à une époque où la clientèle premium associe encore volontiers performance et nombre de cylindres. Top Gear confirme cette impression avec le recul, qualifiant le bloc M102 de « increvable, dans la plus pure tradition Mercedes-Benz d'avant les années 1990 » et soulignant que sa configuration très « oversquare » (alésage nettement supérieur à la course) en faisait un candidat idéal pour le travail de haut niveau réalisé par Cosworth sur la culasse.

Une boîte de vitesses qui divise

Le point le plus régulièrement critiqué reste la boîte Getrag à schéma « dogleg » : Wikipédia anglophone cite un test d'époque la qualifiant de « à-coups, peu précise », un reproche que la même source note ne jamais avoir été adressé à la BMW M3, pourtant équipée de la même boîte — suggérant que le ressenti dépend au moins autant du reste de la chaîne cinématique (embrayage, câblage de commande) que de la boîte elle-même. Voir La boîte Getrag 5 rapports « dogleg » — la même que la BMW M3 pour le détail technique.

Un comportement routier jugé très en avance sur son temps

Le châssis, et en particulier le train arrière multibras associé à la suspension autonivelante, est unanimement salué comme l'un des points forts de la voiture. Top Gear résume ce compromis par une image restée célèbre dans la presse anglophone : un comportement comparable à de la « Blu-Tack » (pâte à fixer), à la fois souple et parfaitement adhérent — une caractéristique que le magazine attribue directement à une suspension « en avance de plusieurs décennies sur son temps », rappelant que certaines voitures de performance actuelles ne disposent toujours pas d'un train arrière à cinq bras autonivelant.

D'un modèle sous-estimé à une icône reconnue

La perception critique de la voiture a nettement évolué depuis son lancement : perçue en 1984 comme la voiture d'« un jeune frimeur » par une partie de la presse généraliste (voir Carrosserie et habitacle de la 190 E 16 soupapes — un kit aérodynamique et un intérieur pensés pour la performance), la 190 E 16 soupapes est aujourd'hui présentée par la presse spécialisée américaine (Hagerty) comme une youngtimer idéale pour s'initier aux voitures européennes de collection, conjuguant fiabilité mécanique éprouvée, agrément de conduite préservé et pièce d'histoire de la compétition automobile des années 1980 — un jugement à mettre en regard de l'envolée récente de sa cote, en particulier pour les versions Evolution (voir La cote de la 190 E 16 soupapes — de la youngtimer abordable au record d'enchères à six chiffres).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org / topgear.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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