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§ 10 · Restauration

Teintes d'origine, restomods et détails d'authenticité

Mercedes-Benz W113 « Pagode » · 1963–1971 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le blanc à toit noir, teinte reine d'origine

À l'état neuf, la combinaison la plus fréquemment commandée était la carrosserie blanche associée à un toit et une capote noirs — une association jugée particulièrement élégante à l'époque. Avec le recul et l'évolution du goût des collectionneurs, c'est aujourd'hui la robe argentée qui recueille la préférence du marché. Une teinte reste particulièrement recherchée pour sa rareté : le Copper Metallic (référence usine 463H), vraisemblablement proposé uniquement sur commande spéciale, ce qui explique le très petit nombre d'exemplaires connus dans cette couleur.

Trois types de blocs optiques à ne pas confondre

Un point d'identification technique utile pour dater et authentifier un exemplaire concerne les phares : il existe trois types de verres de phares distincts sur la W113 — les verres arrondis classiques pour ampoules standards, les verres plats destinés aux ampoules à iode (halogène), et les blocs optiques américains à verre rond intégrant directement clignotants et antibrouillards dans un seul ensemble scellé, imposés par la réglementation fédérale des États-Unis.

Numéros de moteur et de caisse : la base du contrôle d'authenticité

Le numéro de moteur, frappé sur le flanc du bloc côté passager, permet d'identifier sans ambiguïté la motorisation d'origine d'un exemplaire donné : préfixe 127.981 pour un moteur de 230 SL, 129.982 pour un moteur de 250 SL, 130.983 pour un moteur de 280 SL. Ce point de contrôle est loin d'être anodin : les moteurs Pagode ayant souvent été échangés avec ceux de berlines de la même famille mécanique au fil des décennies, une discordance entre le numéro de moteur et le type déclaré du véhicule doit alerter tout acheteur ou restaurateur soucieux d'authenticité — voir Identification — décodage du numéro de série et des codes châssis. Le numéro de caisse, frappé sur la plaque VIN de l'aile intérieure avant, doit en théorie se retrouver également répété sur l'armature de capote, la housse de capote, la base du hardtop et le support de boîte de vitesses — une cohérence à vérifier point par point pour s'assurer qu'aucun de ces éléments majeurs n'a été substitué au fil du temps.

Le phénomène « restomod » : moderniser sans trahir la silhouette

Portée par la cote croissante du modèle, une frange de préparateurs spécialisés — notamment en Allemagne, pays d'origine de la voiture — propose depuis quelques années des « restomods » conservant fidèlement la carrosserie d'origine tout en modernisant en profondeur la mécanique sous-jacente. Le préparateur Mechatronik propose ainsi une conversion recevant le V8 4,3 litres M113 d'une Mercedes-Benz des années 1990, tandis que la société Everrati va plus loin encore avec une conversion intégralement électrique. Ces prestations, très haut de gamme, peuvent dépasser 300 000 £ — largement au-dessus de la cote d'un exemplaire d'origine restauré, même exceptionnel, voir Cote et valeur de marché — une ascension continue depuis les années 2010.

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Provenance de cette fiche
Site source
theslshop.com / mb-france.mercedes-benz-clubs.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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