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§ 02 · Rachat bmw rover

Après 2000 — le destin dispersé des marques Rover, MG, Riley et Triumph

MINI moderne — BMW (R50 à F56/J01, 2001-2026) · 2001–2026 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le partage opéré en mai 2000 (voir Le démantèlement de Rover Group en 2000 — Phoenix, Ford et BMW se partagent l'héritage) ne clôt pas l'histoire industrielle de l'ancien Rover Group : dans les années qui suivent, chacune des marques héritées de British Leyland continue de changer de mains, dans un jeu de chaises musicales qui n'est pas toujours immédiatement lisible.

Un détail méconnu : BMW garde la main sur le nom « Rover » lui-même

Fait significatif et souvent ignoré du grand public : lorsque BMW cède l'activité automobile Rover/MG au Phoenix Consortium en 2000, le groupe allemand cède l'usage de la marque Rover à titre de licence, mais conserve la propriété du nom ainsi que celle de plusieurs autres marques dormantes de l'ancien empire British Leyland — notamment Triumph, Riley et les noms Metro et Maxi — considérées par BMW comme trop directement associées, dans l'esprit du public, au patrimoine de la Mini ou à celui de constructeurs de « berlines sportives » pour être laissées à un tiers. La marque Rover elle-même est finalement vendue par BMW au constructeur Ford en 2007 pour environ 6 millions de livres sterling — Ford disposant d'un droit de préemption sur ce nom depuis son rachat de Land Rover en 2000, activé après la faillite de MG Rover Group. Lorsque Ford cède à son tour ses activités Jaguar et Land Rover au groupe indien Tata Motors en 2008, la marque Rover — ainsi que les noms historiques Daimler et Lanchester — est transférée dans le même mouvement, retrouvant ainsi indirectement l'orbite industrielle de Rover P6 et SD1, déjà documentés ailleurs dans ce corpus.

La faillite de MG Rover Group (2005)

Privé des moyens d'investissement nécessaires pour renouveler une gamme vieillissante (Rover 25, 45 et 75, simplement restylées faute de budget), le MG Rover Group — pourtant parti sur une bonne dynamique commerciale dès sa première année pleine d'activité en 2001, avec plus de 170 000 véhicules vendus — voit sa situation se dégrader rapidement. Une tentative d'alliance industrielle avec le constructeur chinois Shanghai Automotive Industry Corporation (SAIC), engagée en 2004, échoue à déboucher sur un accord à temps : MG Rover Group cesse la production et se place sous administration judiciaire le 7 avril 2005, provoquant le licenciement de plusieurs milliers de salariés à Longbridge — un épisode resté dans la mémoire collective britannique sous le nom de scandale des « Phoenix Four », du nom des quatre dirigeants du consortium accusés de s'être largement rémunérés alors que l'entreprise périclitait.

MG renaît sous pavillon chinois, Rover reste en sommeil

À la liquidation de MG Rover Group, le constructeur chinois Nanjing Automobile Corporation rachète les droits sur la marque MG ainsi que les actifs résiduels de l'entreprise ; Nanjing fusionne à son tour avec SAIC dès décembre 2007, réunissant ainsi, de façon inattendue, plusieurs pans de l'ancien empire British Leyland sous un même toit chinois. La marque Rover, elle, reste à ce jour en sommeil au sein de Jaguar Land Rover (groupe Tata), sans avoir été réutilisée commercialement depuis 2005 — contrairement à Mini, seule survivante commercialement active, à ce jour, de l'ensemble du naufrage de Rover Group.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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