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§ 07 · Fiabilité degradation batterie

4R Energy : la seconde vie des batteries de Leaf, du stockage industriel aux lampadaires de Namie

Nissan Leaf · depuis 2010 · 2 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Une coentreprise dédiée dès 2010, avant même le lancement commercial

Nissan anticipe la question de la fin de vie de ses batteries de traction avant même la commercialisation de la Leaf : dès 2010, le constructeur crée avec le groupe japonais Sumitomo Corporation la coentreprise 4R Energy, dont le nom résume la doctrine — les quatre étapes de reuse (réemploi), resell (revente), refabricate (reconditionnement) et recycle (recyclage) appliquées aux batteries électriques en fin de première vie automobile. En mars 2018, les deux partenaires ouvrent une usine dédiée dans la ville de Namie, au Japon — le premier nouveau site industriel implanté dans cette localité depuis qu'elle a été dévastée par le séisme et le tsunami de mars 2011, une implantation porteuse d'un enjeu de revitalisation économique locale autant qu'industriel pour le groupe Nissan.

Un système de notation qui oriente chaque batterie vers son second usage

Les batteries collectées en fin de première vie automobile sont triées selon une notation de qualité qui détermine leur destination : celles obtenant la note la plus élevée (« A ») sont reconditionnées pour intégrer de nouveaux packs de batterie hautes performances, tandis que celles notées « B » sont réorientées vers des usages moins exigeants en puissance instantanée, tels que l'alimentation de machines industrielles ou le stockage stationnaire d'énergie — une hiérarchisation qui permet de valoriser économiquement une batterie sur une plage de dégradation bien plus large que le seul usage automobile d'origine.

Des lampadaires solaires à Namie, symbole d'une économie circulaire locale

Depuis 2018, Nissan et 4R Energy déploient localement, à Namie même, des lampadaires alimentés par énergie solaire et associés à des batteries de Leaf reconditionnées comme dispositif de stockage, renforçant l'éclairage public et le sentiment de sécurité dans une commune encore marquée par les conséquences de la catastrophe de 2011. Cette application locale illustre concrètement la piste explorée par Nissan à la lumière des données de longévité de batterie plus favorables que prévu (voir Dégradation de la batterie : une longévité réelle de 22 ans, très supérieure à la projection initiale de Nissan) : une batterie jugée trop dégradée pour un usage automobile exigeant conserve souvent une capacité résiduelle largement suffisante pour des usages stationnaires moins contraignants, prolongeant ainsi sa durée de vie utile totale bien au-delà de sa seule carrière sous le capot d'une Leaf.

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Provenance de cette fiche
Site source
nissan-global.com, global.nissannews.com
Date d'extraction
14 sept. 2026
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