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§ 10 · Restauration

Identifier un Road Runner — numéro de série, étiquette d'aile et codes moteur

Plymouth Road Runner · 1968–1980 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le cinquième caractère du numéro de série, clé de la motorisation

Comme pour l'ensemble des intermédiaires B-body Chrysler de cette période, le numéro de série (VIN) du Road Runner encode la motorisation dans son cinquième caractère — un repère de vérification essentiel pour authentifier une combinaison moteur/carrosserie annoncée par un vendeur. Wikipédia EN précise, à titre d'exemple documenté, que les Road Runner 440 Six Barrel de 1969 (option d'usine A12) portent la lettre « M » à cette position — un code directement vérifiable sans avoir à démonter quoi que ce soit du véhicule, contrairement à la vérification physique du bloc moteur lui-même.

Un système d'options entièrement à la carte, source de complexité pour l'identification

La philosophie de vente « à la carte » qui a présidé à la naissance même du modèle (voir La genèse de 1966-1968 — le mémo de Brock Yates et le concept d'« econo-racer ») a pour conséquence directe de démultiplier le nombre de combinaisons possibles entre moteur, boîte de vitesses, rapport de pont et niveau de finition — chacune théoriquement traçable via le numéro de série et l'étiquette d'aile (« fender tag »), qui documente les codes de peinture, de garniture et d'options installées en usine. Cette prolifération de combinaisons, également relevée dans ce corpus pour d'autres muscle cars Chrysler de la même période comme la Plymouth Barracuda (voir identification-vin-fender-tag-codes-moteur-barracuda, dossier plymouth-barracuda/) et la Dodge Charger (voir identification-vin-plaque-fabrication-decodage, dossier dodge-charger/), rend le décodage précis de l'étiquette d'aile indispensable avant tout achat, tout particulièrement pour les configurations les plus recherchées (Hemi, 440 Six Barrel, cabriolet).

Le changement de levier de vitesses, un repère de datation fine

Un repère de datation fine et moins connu concerne le levier de la boîte manuelle à quatre rapports : les tout premiers exemplaires du millésime 1968 sont équipés d'un levier de marque Inland, remplacé par un levier Hurst en cours de cette même année — un détail susceptible de trahir une restauration incohérente si la pièce installée ne correspond pas à la date de production réelle du châssis (voir Boîtes de vitesses — la manuelle Inland puis Hurst, et l'automatique TorqueFlite en option).

Un cas particulier : la Superbird et ses pièces d'origine Coronet

L'authentification d'une Superbird présente une difficulté supplémentaire, documentée dans La carrosserie de la Superbird — un nez de Road Runner emprunté... à la Dodge Coronet : ses ailes avant et son capot proviennent en réalité de la Dodge Coronet 1970 plutôt que de la propre gamme Road Runner, un point de vigilance à connaître avant de comparer les numéros de pièces de rechange d'une Superbird avec ceux d'un Road Runner standard de la même année. Voir Authentifier une Superbird — un risque de contrefaçon qui joue dans les deux sens pour le détail des risques de contrefaçon propres à ce modèle spécifique.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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