Pare-chocs en polyuréthane et phares escamotables — les deux audaces techniques du dessin de 1977
Des boucliers à 5 miles/h intégrés avec élégance
La réglementation de sécurité américaine impose, depuis le début des années 1970, des pare-chocs capables d'absorber sans dommage un choc à faible vitesse (5 miles/h, soit environ 8 km/h) — une contrainte qui a défiguré nombre de voitures européennes de l'époque, contraintes de recevoir de lourdes protections métalliques rapportées, visuellement disgracieuses. La 928 traite ce problème avec un soin alors inhabituel : ses pare-chocs, en polyuréthane élastique déformable de teinte assortie à la carrosserie, intègrent un profil métallique absorbeur de choc sous une carrosserie de protection aérodynamique à l'avant comme à l'arrière — une solution saluée comme l'une des plus abouties de sa génération pour dissimuler une contrainte réglementaire universellement subie ailleurs comme une balafre esthétique.
Des phares escamotables inspirés de la Lamborghini Miura, mais exécutés différemment
Les projecteurs escamotables de la 928, positionnés au repos à l'horizontale dans les ailes avant de façon à rester visibles même rentrés, s'inspirent directement, selon plusieurs sources convergentes, du dispositif déjà utilisé sur la Lamborghini Miura de 1966. L'exécution diffère toutefois sensiblement d'un modèle à l'autre : quand la Miura allonge visuellement ses phares vers l'avant à l'aide de grilles noir mat rapportées, la 928 obtient un effet comparable par un simple creux ménagé directement dans la carrosserie — une solution plus intégrée, cohérente avec le parti pris général de dissimuler autant que possible les éléments rapportés (à l'image des pare-chocs).
Une sellerie « Pasha » restée iconique de l'époque
L'habitacle des premières 928 se distingue par une sellerie à motif géométrique noir et blanc surnommée en interne « Pasha », reprise sur plusieurs autres modèles Porsche contemporains mais restée particulièrement associée à la 928 dans la mémoire collective des passionnés. Wikipédia francophone évoque, sans que cette affirmation soit reprise ailleurs, une inspiration puisée dans les compositions d'illusion optique du peintre op-art Victor Vasarely — une piste plausible compte tenu de l'esthétique très « op-art » du motif, mais consignée ici avec la prudence qu'impose une source unique et non sourcée par elle-même sur ce point précis.
Autre particularité relevée par plusieurs sources : le combiné d'instruments de la 928 se déplace avec le volant lors du réglage de la colonne de direction, de manière à conserver en toutes circonstances une lisibilité optimale des cadrans pour le conducteur — un raffinement d'ergonomie assez rare à l'époque pour être resté un point de fierté régulièrement cité par les propriétaires historiques du modèle.
Voir aussi
- Site source
- de.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://de.wikipedia.org/wiki/Porsche_928 ↗
- La 928 et l'AMC Pacer — parenté stylistique assumée ou coïncidence chronologiquement impossible ?Porsche 928 · Carrosserie
- Du « nez de requin » anguleux au restylage 1987 — l'évolution de carrosserie de la 928Porsche 928 · Carrosserie
- Wolfgang Möbius et Anatole Lapine — qui a vraiment dessiné la 928 ?Porsche 928 · Carrosserie