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§ 06 · Compétition rallye raid

Le Range Rover au Dakar après 1981 — une décennie de bons résultats, puis le déclin face à la spécialisation

Range Rover Classic · 1970–1996 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un palmarès solide tout au long des années 1980

Après ses deux victoires de 1979 et 1981 (voir 1979 — la première édition du Paris-Dakar, remportée par un Range Rover et 1981 — seconde victoire au Paris-Dakar, avec René Metge et Bernard Giroux), le Range Rover continue à figurer très régulièrement dans le haut du classement du Paris-Dakar tout au long des années 1980, sans jamais retrouver la première place : cinquième en 1980, quatrième en 1982, troisième en 1983, deuxième en 1984, sixième en 1985, huitième en 1986, de nouveau deuxième en 1987, troisième en 1988, puis neuvième en 1990. L'année 1985 marque le pic de popularité du modèle dans l'épreuve, avec pas moins de 40 Range Rover au départ la même année. Sur cette période, le Range Rover partage la tête du peloton avec d'autres habitués du Dakar des origines : Peugeot 504, Mercedes Classe G, Lada Niva, Mitsubishi Pajero et Toyota Land Cruiser.

Des équipages parfois insolites

Le palmarès de la décennie 1980 réunit aussi des équipages et des préparations plus atypiques que celles des deux premières victoires. En 1980, les Français Christophe Neveu et Rémy Bourgoin terminent cinquièmes sur un Range Rover décapoté, tandis que l'équipage de Claude Bourgoignie, Jean-Pierre Tasiaux et Maurice Gierst court sur un exemplaire dépourvu de vitres et de portes, et que la pilote belge Christine Beckers — une des rares concurrentes féminines de haut niveau de l'épreuve — s'aligne sur un Range Rover dont les portières métalliques d'origine, trop lourdes, ont été remplacées par de simples portières en toile.

La mort de Thierry Sabine et la fin d'une époque artisanale

L'année 1986 marque un tournant pour l'épreuve tout entière, indépendamment du seul sort du Range Rover : son fondateur, Thierry Sabine, trouve la mort dans le crash de son hélicoptère lors d'une tempête de sable au Mali. La même année, la victoire générale revient pour la première fois à un prototype d'usine ultra-spécialisé, la Porsche 953 puis 959, marquant le début d'une ère où la compétitivité au sommet du classement general devient hors de portée d'un véhicule resté proche de la série.

Un déclin progressif, puis une quasi-disparition

À partir de la fin des années 1980 et tout au long des années 1990, le Range Rover — resté fondamentalement un véhicule de série modifié, sans jamais bénéficier d'un programme d'usine dédié comme celui déployé par Peugeot avec la 205 Turbo 16 Grand Raid ou par Porsche — cesse progressivement d'être compétitif face à des prototypes spécialement conçus pour l'épreuve. Le parcours du Dakar lui-même change également de visage au fil des décennies suivantes : disputé en Afrique jusqu'en 2007, annulé en 2008 pour raisons de sécurité, l'épreuve migre en Amérique du Sud de 2009 à 2019 puis en Arabie saoudite à partir de 2020. Aucun Range Rover n'est plus engagé au sommet du classement depuis l'ère du Classic — mais un lointain héritier indirect de la marque continue d'apparaître au départ : la société britannique Bowler, fondée en 1985 par Drew Bowler, un forgeron devenu constructeur de véhicules de rallye-raid sur bases Land Rover modernes (Defender, Discovery puis Range Rover Sport), engage encore régulièrement des équipages au Dakar aujourd'hui — une continuité de façade avec l'épopée du Classic des origines, mais sur des bases mécaniques entièrement différentes.

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Provenance de cette fiche
Site source
roverparts.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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