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§ 07 · Marché ventes

R5 contre R4 : un écart commercial du simple au quadruple, entre explications constructeur et lecture de presse

Renault 4 E-Tech Electric · depuis 2025 · 3 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Un ratio explicite avancé par la presse spécialisée

Sur le premier semestre 2026, la Renault 4 E-Tech totalise 5 589 immatriculations en France (0,7 % de part de marché), quand la Renault 5 E-Tech en totalise plus de 20 000 sur la même période (2,4 % de part de marché) — un écart qu'un article de planeterenault.com résume par une formule frappante : « quand une Renault 4 se vend, la Renault 5 trouve quatre acheteurs ». Sur l'année 2025, l'écart est de même ampleur : 6 758 immatriculations pour la R4 (voir Les ventes françaises 2025 : 6 758 immatriculations, 13ᵉ place du classement électrique) contre 31 571 pour la R5 sur la période janvier-novembre 2025 selon un article distinct d'auto-infos.fr — les deux véhicules n'étant toutefois pas comparés ici sur des fenêtres calendaires strictement identiques, une nuance méthodologique qu'il convient de garder à l'esprit.

Une divergence de prix modeste, incompatible avec un tel écart de volumes

Ce déséquilibre commercial ne s'explique pas par un écart de prix substantiel : la version d'entrée de gamme de la R4 (29 990 €) n'est que 1 500 € plus chère que celle de la R5 (28 490 €), un écart trop faible pour expliquer, à lui seul, un ratio de vente de un pour quatre entre les deux modèles (voir Les trois finitions et deux batteries de la R4 E-Tech : Evolution, Techno, Iconic).

Les explications avancées

Plusieurs pistes d'explication sont avancées par les sources consultées, sans qu'aucune ne fasse consensus unique :

  • Un déséquilibre d'exposition médiatique : la Renault 5 E-Tech a bénéficié d'une couverture médiatique et publicitaire considérée comme nettement plus importante, renforcée par son titre de Voiture de l'année 2025 (voir Finaliste de la Voiture Européenne de l'Année 2026 (remportée par la Mercedes-Benz CLA) pour le contexte du titre équivalent obtenu par la R4 l'année suivante, à un rang de simple finaliste), quand la R4 serait restée dans l'ombre commerciale et médiatique de sa cadette de plateforme.
  • Une autonomie jugée insuffisante par une partie des acheteurs visés : Renault elle-même attribue une partie du problème au fait que les acheteurs de petits SUV électriques attendraient une autonomie supérieure aux 409 km proposés par la version la plus performante de la R4 — une explication à mettre en regard du positionnement du véhicule comme SUV pratique plutôt que citadine (voir Le coffre de 420 litres et le seuil de chargement record : la praticité comme axe de différenciation face à la R5), un usage routier généralement plus consommateur d'autonomie qu'un usage strictement urbain.
  • Une application du concept rétrofuturiste jugée moins convaincante sur un format SUV familial : selon un article de presse consulté pour ce dossier, l'écart commercial soulèverait la question des limites du concept rétrofuturiste appliqué à un véhicule de type SUV familial, par contraste avec son application à une citadine pure comme la R5 — une lecture qui reste une opinion de presse plutôt qu'un fait établi.

Une distinction méthodologique importante entre le constat de Renault et celui de la presse

Il convient de distinguer nettement deux niveaux de discours : Renault reconnaît, dans sa communication, un lancement commercial « plus laborieux que prévu » (formule directement attribuée au constructeur par une source de presse), sans jamais qualifier ce résultat d'échec. Ce sont des titres de presse spécialisée, non Renault elle-même, qui emploient les termes plus sévères d'« échec » ou de « flop » pour caractériser cette performance. Ce dossier consigne donc ces deux niveaux de discours séparément, sans les fondre en un jugement unique.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
planeterenault.com, auto-infos.fr, motorsactu.com
Date d'extraction
14 sept. 2026
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