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§ 09 · Conduite

La presse d'époque face au Tiger — « pas plus féroce qu'un chat de salon »

Sunbeam Alpine & Sunbeam Tiger · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le nom Tiger promet la férocité. La presse britannique d'époque, elle, retient surtout un contraste inattendu entre la puissance du V8 et la docilité générale de la voiture — un paradoxe qui deviendra l'un des traits de caractère les plus souvent soulignés du modèle.

Un nom jugé trompeur par Autocar

Dès son essai de 1964, le magazine Autocar pointe du doigt le décalage entre le nom du modèle et son tempérament réel, concluant que le Tiger n'a « rien du redoutable mangeur d'hommes » que son nom pourrait laisser supposer, et qu'il ne se montre en réalité « pas plus féroce qu'un chat de salon ». Un jugement à prendre avec la mesure de l'époque : pour les standards de 1964, un roadster capable d'un 0 à 60 mph en 8,6 secondes et d'une pointe à 120 mph restait un objet nettement plus véloce que la moyenne du marché britannique.

« Aucune association plus heureuse » selon Motor Sport

Un an plus tard, en 1965, le magazine spécialisé Motor Sport livre un verdict nettement plus enthousiaste sur la cohérence globale de l'ensemble mécanique, jugeant qu'aucune combinaison d'un V8 américain et d'un châssis britannique n'aurait pu mieux s'accorder.

Une aisance de limousine selon Country Life

Le magazine Country Life, dans un tout autre registre éditorial, s'attarde en 1965 sur la docilité du Tiger à bas régime plutôt que sur sa pointe de vitesse : la voiture, selon le journal, se prête aussi bien à une conduite tranquille en ville, « à la manière d'une limousine de cérémonie », qu'à une utilisation plus sportive — une remarque cohérente avec le couple généreux du V8, qui dispense le conducteur de rétrograder sans cesse.

Des chiffres homogènes d'un essai à l'autre

Les essais chronométrés de l'Alpine elle-même, réalisés par The Motor sur les Séries I et II, donnent des résultats étonnamment stables malgré les évolutions mécaniques : environ 98-99,5 mph de vitesse de pointe et 13,6 secondes au 0-60 mph pour les deux séries testées, avec une consommation homogène autour de 31 mpg impériaux — signe que les gains de puissance successifs du quatre cylindres (voir Le quatre cylindres Alpine — fiche technique de son évolution, de 1 494 à 1 725 cm³) profitent davantage à l'agrément qu'à la performance chronométrée pure.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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