Aller au contenu
§ 08 · Entretien

Le bouchon de vapeur (vapor lock) par forte chaleur — diagnostic et remèdes

Triumph Spitfire & Triumph TR6 · 1962–1980 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un moteur qui refuse de redémarrer quinze à vingt minutes après avoir été coupé, par une chaleur estivale dépassant 32°C, alors qu'il tournait parfaitement à l'aller : ce scénario classique du « vapor lock » (bouchon de vapeur, causé par la vaporisation prématurée de l'essence dans le circuit d'alimentation sous l'effet de la chaleur résiduelle du moteur à l'arrêt) fait l'objet d'un fil de discussion particulièrement instructif sur le forum The Triumph Experience.

Le mauvais réflexe qui aggrave la panne

Le propriétaire à l'origine du fil raconte avoir spontanément tiré le starter et pompé l'accélérateur pour tenter de relancer son moteur — deux réflexes qui, dans ce cas précis, ont aggravé la situation en noyant davantage un moteur déjà en manque de carburant liquide plutôt qu'en excès. La technique corrective, confirmée par plusieurs contributeurs expérimentés, consiste à l'inverse à maintenir l'accélérateur enfoncé en continu pendant le démarrage, sans starter ni pompage, le temps que la pompe rétablisse une colonne de carburant liquide dans les conduites.

La pièce d'origine la plus efficace : l'écran thermique

Au-delà des mesures palliatives (cale phénolique isolante sous le carburateur, gainage isolant des durites d'essence, enveloppe fibreuse autour du collecteur d'échappement), la solution la plus unanimement recommandée reste la réinstallation de l'écran thermique d'origine, une simple tôle profilée fixée sur le collecteur d'échappement (et non sur la culasse ni sur le carburateur lui-même, contrairement à une idée reçue) qui fait écran au rayonnement direct de l'échappement vers le carburateur. Plusieurs propriétaires témoignent de sa disparition totale du symptôme depuis son installation, pour certains depuis plus de six ans sans la moindre récidive, y compris par temps caniculaire.

Le piège des conversions en carburateur Weber

Le cas documenté ici concerne précisément une Spitfire convertie en carburateur Weber double-corps par un propriétaire précédent (voir La conversion en carburateur Weber double-corps — un débat non tranché) — une configuration jugée par la communauté plus exposée au bouchon de vapeur que les carburateurs Zenith-Stromberg d'origine, en partie parce que les propriétaires ont tendance à régler ces carburateurs de conversion avec un ralenti sensiblement plus riche que nécessaire.

Une explication technique méconnue : le compensateur thermique du Stromberg

Un contributeur technique rappelle un détail d'ingénierie propre au carburateur Zenith-Stromberg d'origine : celui-ci intègre un compensateur thermique qui appauvrit automatiquement le mélange à mesure que sa température augmente — un dispositif que la conversion Weber ne reproduit pas. Il recommande, en complément de l'écran thermique, d'appauvrir volontairement le réglage du ralenti par forte chaleur, une opération simple qui suffit parfois à elle seule à éliminer le problème, en particulier en période de canicule prolongée.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
triumphexp.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci