La coque en acajou : trois couches de contreplaqué et un savoir-faire artisanal
Une structure à trois couches croisées
La coque de l'Aquarama n'est pas un simple bordé de planches d'acajou massif : elle repose sur une structure en contreplaqué marine appliquée en trois couches distinctes sur l'ossature de membrures. Deux couches diagonales, posées en sens croisé l'une par rapport à l'autre directement sur les membrures, assurent la rigidité structurelle de l'ensemble ; elles sont ensuite recouvertes d'une couche extérieure de 6 millimètres d'épaisseur posée dans le sens longitudinal de la coque, celle qui donnera son aspect final au fil du bois visible sous le vernis. Le fond de coque reprend un principe similaire avec deux couches de contreplaqué de 6 millimètres chacune.
Des essences choisies pour leur qualité et leur disponibilité
Les chantiers de restauration contemporains qui perpétuent cette méthode documentent l'emploi de plusieurs essences selon les éléments de la coque : le Kaya léger pour les plis de pont, le Sipo et le Sapelli pour les bordés de coque et les plats-bords, ces derniers étant choisis pour leur résistance et leur belle tenue au vernis. Un exemplaire de 1970 examiné lors d'une vente aux enchères était pour sa part réalisé en cèdre du Liban associé à de l'acajou — une variation de matériaux qui illustre la diversité des approvisionnements du chantier de Sarnico selon les époques et les disponibilités.
Un assemblage traditionnel, vissé ou riveté
L'assemblage de ces couches successives est réalisé par collage, puis fixation mécanique par vis ou rivets selon la zone de la coque concernée et la période de construction précise — une pratique qui, aujourd'hui encore, distingue nettement les restaurations menées dans les règles de l'art des simples reconstructions approximatives. Cette exigence de fidélité au procédé d'origine explique en grande partie la rareté et le coût des ateliers réellement qualifiés pour restaurer un Aquarama authentique — voir Détecter la pourriture du bois : le principal risque structurel d'une coque acajou.
Voir aussi
- Site source
- boatingnz.co.nz
- Date d'extraction
- 20 sept. 2026
- De la coque plate au deep-V : l'évolution hydrodynamique de la carène (1962-1968)Riva Aquarama · Coque et architecture navale
- Détecter la pourriture du bois : le principal risque structurel d'une coque acajouRiva Aquarama · Entretien courant
- Une finition d'usine hors norme : 20 à 25 couches de vernis appliquées à la constructionRiva Aquarama · Coque et architecture navale
- Une finition d'usine hors norme : 20 à 25 couches de vernis appliquées à la constructionRiva Aquarama
- Feux de navigation et accastillage en acier inoxydableRiva Aquarama
- De la coque plate au deep-V : l'évolution hydrodynamique de la carène (1962-1968)Riva Aquarama
- Détecter la pourriture du bois : le principal risque structurel d'une coque acajouRiva Aquarama