La saison 1962 : trois victoires pour la Lotus 25 et un titre mondial perdu sur un boulon manquant en Afrique du Sud
Un calendrier disputé sur neuf manches
Le championnat du monde de Formule 1 1962 se dispute sur neuf Grands Prix. La Lotus 25, alignée par Team Lotus pour Jim Clark et Trevor Taylor dès sa deuxième course, s'impose à trois reprises au cours de la saison : au Grand Prix de Belgique (Spa-Francorchamps, 17 juin), au Grand Prix de Grande-Bretagne (Aintree, 21 juillet) et au Grand Prix des États-Unis (Watkins Glen, 7 octobre). Le reste du calendrier est dominé par Graham Hill sur BRM, vainqueur à quatre reprises (Pays-Bas, Allemagne, Italie, Afrique du Sud), les deux autres victoires de la saison revenant à Bruce McLaren (Cooper, Monaco) et Dan Gurney (Porsche, France).
Une bascule de championnat à la dernière manche
À l'aube de la dernière manche de la saison, le Grand Prix d'Afrique du Sud disputé sur le circuit de Prince George le 29 décembre 1962, Jim Clark possède une avance suffisante sur Graham Hill pour s'assurer le titre en cas de victoire ou même de simple bon résultat. En course, Clark prend clairement l'ascendant et mène la course avec autorité, jusqu'à ce qu'un nuage de fumée bleue se dégage de son moteur : l'enquête menée après l'abandon révèle qu'un boulon avait manqué au niveau du carter-moteur, provoquant une fuite d'huile que les mécaniciens n'ont aucun moyen de corriger en course. Clark doit abandonner, offrant à Graham Hill, qui termine la course avec près de cinquante secondes d'avance, à la fois la victoire du jour et le titre mondial des pilotes.
Un classement final serré
Au classement final des pilotes, Graham Hill s'impose avec 42 points, devant Jim Clark (30 points) et Bruce McLaren (27 points). Au classement des constructeurs, BRM devance Lotus 42 points à 36 — un écart de seulement six points qui souligne à quel point la fiabilité, plus que la performance pure, a fait basculer le titre 1962 du côté de BRM plutôt que de Lotus.
Une déception qui prépare la revanche
Cette issue frustrante, où la Lotus 25 se révèle très souvent la voiture la plus rapide du plateau sans que cette supériorité technique se traduise en résultats au championnat, pousse Team Lotus à affiner sensiblement la fiabilité de la voiture au cours de l'intersaison — un travail qui portera pleinement ses fruits dès la saison suivante (voir La saison 1963 : domination totale de la Lotus 25, sept victoires et le premier titre mondial de Jim Clark).
Voir aussi
- Les débuts en course de la Lotus 25 : un choc technique au Grand Prix des Pays-Bas 1962, à Zandvoort
- La saison 1963 : domination totale de la Lotus 25, sept victoires et le premier titre mondial de Jim Clark
- Les défis mécaniques documentés de la saison 1962 : un boulon de carter manquant, symbole des limites de la préparation d'époque
- Jim Clark et la Lotus 25 : du fermier écossais des Borders au premier titre mondial de 1963
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
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