Cadres et suspensions de la Bonneville — du simple berceau au cadre à huile, puis au double berceau moderne
Ère Meriden : trois générations de cadres en douze ans
Le cadre de la T120 connaît trois évolutions majeures en un peu plus d'une décennie. La version d'origine (1959) reprend un simple berceau hérité du Tiger T110, qui se révèle vite sous-dimensionné pour les performances de la nouvelle moto, provoquant un louvoiement à haute vitesse. Un cadre double berceau est introduit dès 1961 pour tenter d'y remédier, avant que le passage à la construction intégrée en 1963 ne s'accompagne d'un retour à un simple berceau, mais nettement plus rigide et renforcé de contreventements supplémentaires — cette version reste la référence de la gamme jusqu'en 1970 (voir L'évolution de la T120 (1960-1971) — de la construction séparée au cadre à huile controversé). En 1971, le centre de recherche Umberslade Hall impose le cadre dit « oil-in-frame », dont le tube-épine dorsale sert de réservoir d'huile moteur — une solution qui simplifie la construction mais rehausse la hauteur de selle et déçoit une partie de la presse et de la clientèle historique.
Suspensions d'origine : fourche télescopique et amortisseurs Girling
Sur toute la période Meriden, la Bonneville est équipée d'une fourche télescopique à l'avant et d'amortisseurs arrière à ressort hélicoïdal apparent de marque Girling, une configuration classique pour l'industrie britannique de l'époque, révisée à plusieurs reprises (débattements, réglages de précharge) sans changement d'architecture fondamentale jusqu'à la fin de la production T140.
Ère Hinckley moderne : retour au double berceau tubulaire en acier
La Bonneville relancée en 2001 puis la génération refroidie par liquide de 2016 reposent toutes deux sur un cadre tubulaire en acier à double berceau, une architecture éprouvée qui n'a plus grand-chose à voir avec les trois générations successives de cadres Meriden, si ce n'est une géométrie générale pensée pour préserver la même position de conduite caractéristique. La suspension avant est assurée par une fourche télescopique Kayaba (KYB) de 41 mm de diamètre, avec un débattement de l'ordre de 120 mm ; à l'arrière, deux amortisseurs Kayaba à réglage de précharge, visuellement proches des amortisseurs Girling d'origine par leur ressort hélicoïdal apparent, reprennent le même débattement d'environ 120 mm — un choix esthétique assumé de continuité visuelle malgré une conception technique entièrement moderne (voir La philosophie néo-rétro de la Triumph moderne — reproduire la silhouette de 1959 avec une mécanique du XXIe siècle).
Voir aussi
- L'évolution de la T120 (1960-1971) — de la construction séparée au cadre à huile controversé · Freinage et pneumatiques — du tambour double came aux étriers Nissin et jantes tubeless modernes · La philosophie néo-rétro de la Triumph moderne — reproduire la silhouette de 1959 avec une mécanique du XXIe siècle
- Site source
- mcnews.com.au
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
- La philosophie néo-rétro de la Triumph moderne — reproduire la silhouette de 1959 avec une mécanique du XXIe siècleTriumph Bonneville · Carrosserie design
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