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§ 12 · Culture documentation

Palmarès sportif de la Giulietta — rallyes, GT et endurance (1956-1966)

Alfa Romeo Giulietta · 1954–1965 · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une auto de course dès sa conception

Hormis le Spider, resté généralement en dehors des compétitions officielles, toutes les versions de la Giulietta — de la Berline « populaire » aux SS et SZ affûtées — se sont illustrées en compétition, en particulier en rallye. Cette omniprésence sur les épreuves européennes de tourisme et de Grand Tourisme a fortement contribué à démocratiser le sport automobile italien, une Berline à prix raisonnable pouvant côtoyer sur les mêmes routes de rallye les versions les plus exotiques de la gamme.

Titres et championnats

  • Championnat d'Allemagne Grand Tourisme des circuits, 1957 (Eberhard Mahle).
  • SCCA National Sports Car Championship (États-Unis, catégorie G Production) : 1957 (Templeton Briggs), 1958 (Bob Grossman, avec des victoires absolues « National » à Bridgehampton en 1958 et Cumberland en 1959), 1959 (Chuck Stoddard), 1961 (Al Weaver), 1962 (Lynn Blanchard) ; puis catégorie F Production en 1963 (Robert Shaw).
  • Championnat d'Europe des rallyes, 1959 : victoire de Paul Coltelloni, alors sur Citroën ID 19 — mais le vice-champion, Bernard Consten, roulait lui sur Giulietta.
  • Championnat de France des rallyes (Tourisme) : 1958 (Bernard Consten), 1959 (Henri Oreiller, champion olympique de ski alpin reconverti au pilotage), 1960 (Roger de Lageneste).
  • Championnat d'Italie des rallyes : 1962 et 1963 (Arnaldo Cavallari).
  • Championnat du monde des voitures de sport, catégorie GT Division II : 1962 et 1963 — la version SZ de Zagato joue un rôle central dans ces deux titres consécutifs (voir La Giulietta SZ (Sprint Zagato) — de l'accident de Mille Miglia à la Coda Tronca (1956-1962)), confirmés indépendamment par la source suisse ACS qui évoque le même doublé 1962-1963 dans la catégorie 1,3 litre.

Victoires notables en rallye (France)

  • Tour de France automobile (Tourisme) : 1957 et 1958 (Jean Hébert).
  • Rallye de Lorraine-Alsace : 1957 et 1959 (Bernard Consten).
  • Tour de Corse : 1957 (Michel Nicol, au volant d'une SVZ Zagato — voir Zagato et Ercole Spada — l'école milanaise de l'allègement).
  • Liège-Rome-Liège : 1958 (Jean Hébert et Bernard Consten).
  • Rallye d'Allemagne : 1958 (Bernard Consten).
  • Coupe des Alpes : 1958 en Tourisme (Bernard Consten), 1960 et 1963 en Grand Tourisme (Roger de Lageneste puis Jean Rolland).
  • Rallye Lyon-Charbonnières : 1958 (Robert Gentilini), 1959 (Bernard Consten), 1961 (Henri Oreiller).
  • Rallye des 10 cols : 1958 (Robert Gentilini).
  • Coupe des Dames du Rallye Monte-Carlo : 1958 (Madeleine Blanchoud/Renée Wagner).
  • Rallye Mont-Blanc Iseran : 1959 (Bernard Consten).
  • Critérium des Cévennes : 1959 et 1962 (Jean Rolland).
  • Ronde Cévenole : 1959 (Jean Rolland).
  • Rallye Grasse-Alpin : 1960 (Fernand Masoero), 1961 (Jean Rolland).
  • Rallye de Genève : 1960 (Roger de Lageneste).
  • Rallye Pétrole-Provence : 1960 (Roger de Lageneste).
  • Rallye du Limousin : 1960 (René Trautmann).
  • Critérium Alpin : 1961 (Jean Rolland).
  • Rallye du Var : 1961 (Jean Rolland).
  • Rallye de l'Armagnac : 1961 (Henri Oreiller).
  • Critérium Jean Behra : 1963 et 1966 (Jean Rolland).
  • Rallye du Forez : 1964 et 1965 (Fernand Masoero).

Deux pilotes ressortent nettement de ce palmarès français : Bernard Consten et Jean Rolland, cités chacun à de très nombreuses reprises sur près d'une décennie.

Victoires notables hors de France

  • Rallye de Genève 1957 (Massimo Leto di Priolo).
  • Rallye de Madère 1961 (António Peixinho).
  • Rallye de Toscane 1960 (Piero Frescobaldi).

Mille Miglia : du désavantage de 1955 au triplé de 1956

Lors de la Mille Miglia 1955, la Giulietta Sprint d'origine se fait déclasser par la Porsche 356, ne terminant que 3ᵉ de sa catégorie — un revers qui pousse directement Alfa Romeo à muscler le modèle (allègement, puissance accrue). Le résultat, la Sprint Veloce, prend sa revanche dès l'année suivante : en 1956, elle rafle les trois premières places de sa catégorie à la Mille Miglia. C'est d'ailleurs lors de cette même épreuve, la même année, qu'une Sprint Veloce accidentée donne naissance à la lignée SVZ/SZ chez Zagato (voir Zagato et Ercole Spada — l'école milanaise de l'allègement).

Targa Florio : une présence discrète mais documentée

Contrairement à la Mille Miglia, la Giulietta ne s'illustre pas à la Targa Florio par des victoires de catégorie retentissantes, mais par une présence régulière bien documentée dans les classifications course par course conservées par le site spécialisé italien Targapedia. À la 40ᵉ Targa Florio (10 juin 1956, Piccolo circuito delle Madonie, 720 km), une Giulietta Sprint Veloce engagée sous le numéro 20, pilotée par un certain « Ivanhoe » (pseudonyme de course de Pietro Laureati), termine 15ᵉ au classement absolu et 1ʳᵉ de sa catégorie (tourisme spéciale, classe jusqu'à 1 300 cm³) — devançant notamment plusieurs Fiat 1100 engagées dans la même classe. Ce relevé, limité à une seule édition consultée lors de cette session, illustre la présence habituelle de la Giulietta dans le peloton de la classe 1 300 cm³ de cette épreuve sicilienne mythique plutôt qu'un palmarès de victoires absolues — sans commune mesure, sur cette épreuve précise, avec la razzia de victoires que la marque avait déjà accumulée sur des modèles antérieurs dans les années 1930. Gisement à approfondir : les classifications des autres éditions (1955-1965) n'ont pas toutes été consultées lors de cette première session.

24 Heures du Mans

Malgré une cylindrée modeste, les Giulietta engagées par la Scuderia St. Ambroeus se classent honorablement au sein de leur catégorie au début des années 1960 : 10ᵉ en 1962 (version 1,3 litre), 13ᵉ et 15ᵉ en 1964 (version 1,6 litre).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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