L'Isabella à l'essai — la réception critique de la presse d'époque
De son lancement allemand en 1954 jusqu'à ses essais nord-américains de la fin des années 1950, l'Isabella recueille, sur la durée et sur plusieurs continents, une réception critique remarquablement constante et favorable — un fait suffisamment rare pour un modèle dont l'entreprise productrice a par ailleurs connu tant de déboires de qualité sur d'autres gammes (voir La Lloyd Arabella — une genèse précipitée aux conséquences lourdes) pour être souligné.
L'accueil allemand de 1954
Dès sa présentation à la presse le 10 juin 1954, l'Isabella impressionne par la largeur de son habitacle et la générosité de son vitrage, par l'efficacité de son freinage, et par des équipements alors peu courants sur ce segment (allume-cigare, horloge). Les essayeurs de l'époque relèvent des performances honorables (130 km/h, 8,4 l/100 km) au regard d'un tarif certes supérieur à celui des concurrentes directes Opel Rekord et Ford Taunus, mais jugé compétitif compte tenu du niveau d'équipement et d'habitabilité offert.
« La BMW de la fin des années 1950 »
Avec le recul historique, plusieurs rétrospectives anglo-saxonnes situent précisément la place qu'occupait l'Isabella dans la hiérarchie du marché allemand de l'époque. Selon Curbside Classic, la voiture se positionnait, par son niveau de sophistication, au-dessus des Ford Taunus et Opel Olympia tout en restant nettement plus abordable qu'une Mercedes-Benz 180 — une position que l'article résume par la formule : l'Isabella aurait été, « à bien des égards, la BMW de la fin des années 1950 ». Le magazine britannique Classic & Sports Car, dans un article consacré au modèle, résume sa trajectoire par la formule « briefly brilliant » (« brillante, mais brièvement ») — reconnaissant la qualité intrinsèque du modèle tout en soulignant la brièveté de sa carrière, directement liée à la disparition prématurée du groupe qui la fabriquait (voir La chronologie de la faillite de 1961).
Les essais américains de la fin des années 1950
Testée par le magazine Autocar à l'automne 1958, l'Isabella TS berline, alors facturée 2845 dollars aux États-Unis, est jugée par les essayeurs techniquement avancée, spacieuse, superbement finie et agréable au quotidien : capable de rouler sans effort à 80 mph (130 km/h) de croisière (94 mph, soit 151 km/h, en pointe), elle ne consommait jamais moins de 30 miles par gallon US, avec des pointes à 40 mpg sur autoroute — des chiffres remarquables pour une voiture de ce niveau de performance. Motor Trend, de son côté, résume le coupé Isabella par la formule : « une voiture personnelle et raffinée, soucieuse d'économie » (a plush personal car with an eye for economy).
Voir aussi
- Site source
- hagerty.com (+ recoupements classicandsportscar.com, curbsideclassic.com, wkgeschichte.weser-kurier.de)
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
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