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§ 01 · Histoire et modèles

La gamme Isabella — berline, Combi, TS, Coupé et Cabriolet

Borgward / Isabella · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Partie d'une simple berline deux portes en juin 1954 (voir La genèse et le lancement de l'Isabella (juin 1954)), la gamme Isabella s'étoffe rapidement au fil des années 1950 jusqu'à couvrir des usages et des budgets très différents — de la familiale au coupé de prestige.

Combi et Cabriolet (1955)

Dès 1955, un an après la berline, arrive la version break, l'Isabella Combi, suivie la même année d'un cabriolet deux portes. C'est également en 1955 qu'apparaît la version TS (« Touring Sport »), reconnaissable à son moteur porté à 75 ch (contre 60 ch pour la version de base) grâce à un carburateur double corps et un taux de compression plus élevé — un supplément de puissance obtenu sans dégradation de la consommation. La fabrication du cabriolet est confiée à un carrossier extérieur, Karl Deutsch à Cologne : convertir une caisse monocoque conçue à l'origine pour une berline en cabriolet exige un renfort structurel important pour compenser la perte de rigidité liée à la suppression du toit, ce qui explique le tarif nettement plus élevé de cette version par rapport à la berline (voir Coupé et Cabriolet Isabella — le travail des carrossiers Deutsch et Autenrieth).

Le Coupé (1957) : un cadeau de Noël devenu série

Loin d'être un simple exercice de style, le Coupé Isabella naît d'une histoire personnelle : au tournant de 1956-1957, face à un tassement des ventes de la berline d'environ un tiers, Carl Borgward aurait fait réaliser à la main, en cadeau de Noël pour son épouse Elisabeth, un unique coupé à toit raccourci peint en « rouge tomate ». Les débuts de série, lancés le 22 février 1957, reprennent cette silhouette : le Coupé ne partage strictement aucun panneau de carrosserie avec la berline, jusqu'à sa plateforme propre — une différenciation coûteuse à laquelle Carl Borgward ne semble jamais avoir renoncé, quel qu'en soit le prix de revient. Équipé d'origine du moteur TS de 75 ch, le Coupé peut accélérer, selon un essai d'époque cité par la presse régionale brêmoise, du régime de croisière en quatrième à sa vitesse de pointe de 150 km/h. Dès 1958, ce même moteur TS de 75 ch équipe également, en option, la berline et le break.

À partir de 1958-1959, le Coupé peut recevoir de petits ailerons arrière et un restylage discret (malle arrière allongée, feux arrière redessinés) répondant à la mode du style américain alors en vogue outre-Atlantique comme en Allemagne. Un cabriolet deux places dérivé du Coupé est également proposé par les carrossiers Karl Deutsch et Autenrieth pour la clientèle la plus fortunée.

Une diffusion mondiale

Au-delà de l'Allemagne, l'Isabella est exportée vers de très nombreux marchés — Europe, Amériques (voir L'Isabella aux États-Unis — un succès d'exportation puis un talon d'Achille et Une production internationale précoce — Argentine, Mexique, Indonésie), Australie, Nouvelle-Zélande et même, en petite quantité, la Malaisie (une dizaine d'exemplaires vendus). Au total, toutes carrosseries confondues, 202 862 Isabella auront été produites entre 1954 et 1962 — un chiffre qui, à lui seul, illustre l'écart de succès commercial entre ce modèle et le reste d'une gamme de groupe par ailleurs pléthorique (voir Le groupe Borgward — structure d'un empire industriel à quatre marques).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org (+ recoupements curbsideclassic.com, wkgeschichte.weser-kurier.de, hagerty.com)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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