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§ 13 · Achat administratif

Une marque rarissime mais étonnamment accessible — la cote Bristol modèle par modèle

Bristol Cars · 1945–2011 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une marque de collection qui échappe à la logique du blue-chip

Contrairement à d'autres marques britanniques de grand tourisme confidentielles de la même époque, Bristol ne s'est jamais imposée comme une valeur refuge du marché de la collection. Selon un guide de cote spécialisé, la médiane toutes générations confondues s'établit à seulement 25 760 £, pour un total de 187 voitures vendues aux enchères ou en vente publique recensées par cette source, avec un taux de transformation (« sell-through ») de 70 %. L'écart entre le plus bas prix relevé (253 £, vraisemblablement une épave ou un projet de restauration très dégradé) et le plus haut (286 448 £) donne la mesure d'un marché encore fragmenté, loin de la lisibilité de cote qu'ont acquise des marques comme Aston Martin ou Jaguar sur la même période historique.

Des écarts sensibles selon les modèles

Le détail par modèle, tel que consigné par cette même source, dessine une hiérarchie assez cohérente avec la rareté et la sportivité respectives des différentes générations :

  • Les berlines à moteur BMW-Bristol des années 1950 se négocient couramment entre 16 000 et 39 000 £ (405 : 5 640 £ — le chiffre le plus bas de cette génération, probablement lié à sa nature de simple berline quatre portes moins recherchée ; 400 : 38 501 £ ; 404 : 38 900 £).
  • La rarissime 402 décapotable (24 exemplaires seulement, voir 401, 402, 403 (1949-1955) — la Bristol atteint sa pleine maturité aérodynamique) atteint une médiane de 90 000 £, de loin la plus élevée de toutes les berlines et cabriolets réguliers de la marque.
  • Les berlines à moteur Chrysler des années 1960-1980 se négocient pour la plupart entre 12 000 et 35 000 £, sans hiérarchie très marquée entre les types 407 à 603.
  • Une « 450 Le Mans recreation » — une réplique ou reconstruction de la voiture de course d'usine (voir Le Type 450 et l'aventure du Mans (1953-1955) — l'unique incursion officielle de Bristol en course) plutôt qu'un exemplaire d'origine — atteint 172 500 £, de loin le chiffre le plus élevé de tout le tableau, signe de la prime attachée à l'histoire sportive de la marque même sous forme de reconstruction.

Une anomalie relevée sans être arbitrée

Un chiffre mérite d'être signalé sans être corrigé arbitrairement : la médiane relevée pour le Beaufighter (5 754 £) apparaît en net décalage avec tout ce que ce dossier documente par ailleurs sur ce modèle — production estimée à une vingtaine d'exemplaires seulement, statut de modèle vitrine le plus rapide de la gamme à son lancement en 1982 (voir 412, Beaufighter, Beaufort (1975-1993) — le style Zagato le plus clivant de la marque). Il est possible que ce chiffre agrège un nombre de ventes trop faible pour être statistiquement représentatif, ou qu'il inclue un exemplaire vendu en l'état, non roulant. Faute de seconde source de cote permettant un recoupement, cette incohérence est consignée ici telle quelle plutôt que silencieusement corrigée.

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Provenance de cette fiche
Site source
theclassicvaluer.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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