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§ 01 · Histoire et modèles

408 à 411 — une décennie de petites retouches sur une même recette

Bristol Cars · 1945–2011 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une famille difficile à distinguer au premier coup d'œil

Entre 1963 et 1976, Bristol décline sa berline à moteur Chrysler V8 en une succession de types numérotés dont les différences extérieures restent souvent minimes — au point, selon un article rétrospectif spécialisé, qu'il faut une fiche d'identification détaillée pour différencier certains millésimes à l'œil nu. La 408 (1963-1965) introduit un restylage marqué ainsi qu'une suspension améliorée, mais nombre d'acheteurs regrettent alors la direction et la boîte plus incisives des anciens modèles à six cylindres. Curieusement, ses feux arrière sont repris du catalogue de pièces de la Hillman Super Minx — un exemple concret de mutualisation industrielle typique de la petite série britannique. La 409 (1965-1967) reprend une calandre plus effilée, l'essentiel de ses évolutions se jouant sous la carrosserie plutôt que dans son dessin.

La 410, dernier maillon de l'ère cinq litres

Lancée à l'été 1967, la 410 referme la première génération de Bristol à moteur V8 (celle utilisant le bloc Plymouth 318, voir 1961, la Bristol 407 et le grand basculement vers le V8 américain) : même vitesse de pointe que la 409 mais accélération supérieure, avant-train redessiné, jantes réduites de 16 à 15 pouces, freins à disque Girling sur les quatre roues avec double circuit hydraulique. Elle marque aussi une rupture symbolique : c'est la dernière Bristol à conserver le volant deux branches Bluemel utilisé sans interruption depuis 1946, et la première à proposer la direction assistée de série. Marquant le passage de Bristol Cars au statut de société privée, la 410 est également associée à un recentrage revendiqué sur la qualité plutôt que sur les volumes : selon Wikipédia, la règle non écrite de la période veut que pas plus de trois voitures par semaine ne soient assemblées (voir « Pas plus de trois voitures par semaine » — l'anti-marketing érigé en politique d'entreprise). Sa production, étalée sur environ dix-huit mois seulement, reste mal connue avec précision : les estimations rapportées par la presse spécialisée vont de 79 à 102 exemplaires, le chiffre de 82 (dont trois en conduite à gauche) étant le plus fréquemment cité sans qu'aucune source ne fasse autorité absolue sur ce point.

La 411, un nom qui dure enfin

Lancée en 1969 avec un nouveau V8 Chrysler porté à 6,2 litres (toujours reconstruit et modifié par les soins de Bristol), la 411 rompt avec la logique qui prévalait jusque-là : plutôt que de changer de numéro de type à chaque évolution notable, Bristol la décline en une succession de « séries » numérotées en interne, jusqu'en 1976. Ce choix donne rétrospectivement l'impression d'un modèle particulièrement pérenne et commercialement réussi ; un article rétrospectif spécialisé nuance ce constat en rappelant que la 411, malgré sa longévité apparente, se serait en réalité moins bien vendue que ses devancières numérotées individuellement — la continuité du nom masquant une érosion progressive de la demande.

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Provenance de cette fiche
Site source
curbsideclassic.com, en.wikipedia.org, boc.net
Date d'extraction
12 sept. 2026
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