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§ 13 · Achat administratif

S'y retrouver dans la numérotation Bristol — un guide de lecture rapide

Bristol Cars · 1945–2011 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un numéro par évolution, jusqu'à l'absurde

Pendant l'essentiel des années 1950 et 1960, Bristol change de numéro de type à chaque évolution notable de sa gamme — au point qu'un article rétrospectif spécialisé souligne la difficulté, pour un non-spécialiste, à distinguer certains millésimes consécutifs sans une fiche d'identification détaillée sous les yeux : la 406 (1958-1961) et la 407 (1961-1963) partagent ainsi une silhouette presque identique, ne se distinguant que par le dessin de la calandre et par une motorisation pourtant entièrement différente (voir 404, 405, 406 (1953-1961) — la dernière génération à moteur BMW-Bristol et 1961, la Bristol 407 et le grand basculement vers le V8 américain). Il en va de même, à des degrés divers, pour l'ensemble de la série 407-411 (voir 408 à 411 — une décennie de petites retouches sur une même recette).

La rupture de 1969 : des « séries » plutôt que des numéros

Avec la 411, lancée en 1969, Bristol change de logique : plutôt que d'incrémenter le numéro de type à chaque évolution, la marque décline désormais ce même nom en une suite de « séries » numérotées en interne, jusqu'en 1976. Ce choix, qui donne au 411 une image de longévité et de succès commercial qu'un article rétrospectif nuance largement (le modèle se serait en réalité moins bien vendu que ses devancières), inaugure une pratique qui perdurera par la suite avec les « séries » du 603/Britannia/Brigand puis les numéros de Blenheim 2, 3, 3S, 3G et 4 (voir 603, Britannia, Brigand, Blenheim (1976-2011) — l'ère des noms d'avions).

Le cas particulier du « 603 »

Le seul écart notable à la logique de numérotation continue est directement revendiqué par la marque elle-même : le modèle qui succède à la 411 en 1976 aurait dû s'appeler 413 selon la progression normale, mais reçoit à la place le nom 603, en référence au 603ᵉ anniversaire de la charte royale ayant fait de la ville de Bristol un comté à part entière (voir 603, Britannia, Brigand, Blenheim (1976-2011) — l'ère des noms d'avions pour le détail de cette anecdote et la part de superstition commerciale qui s'y mêle).

Repères pour distinguer un modèle à moteur BMW d'un modèle à moteur Chrysler

Une règle simple, documentée par le site du club de marque, permet de trancher rapidement l'appartenance mécanique d'un exemplaire : tous les types numérotés jusqu'au 406 inclus (400, 401, 402, 403, 404, 405, 406, ainsi que la voiture de course 450) utilisent le six-cylindres hérité de la BMW 328 (voir Le six-cylindres BMW-Bristol — anatomie d'un moteur d'avant-guerre resté en production jusqu'en 1961) ; tous les types numérotés à partir du 407, ainsi que l'ensemble des modèles renommés par la suite (603, Britannia, Brigand, Blenheim, Beaufighter, Beaufort, Fighter), utilisent un V8 Chrysler (voir Un demi-siècle de V8 Chrysler chez Bristol — du Plymouth « Poly » au Hemi 6,6 litres).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
curbsideclassic.com, boc.net, en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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