Identifier une Chevelle — numéro de série, plaque Fisher Body et le piège du SS sans préfixe VIN dédié
Un numéro de série qui, seul, ne prouve presque rien de 1969 à 1971
Contrairement à ce qu'on pourrait attendre, le numéro de série (VIN) d'une Chevelle 1969-1971 ne permet pas, à lui seul, de confirmer l'authenticité d'un exemplaire SS. Seul le millésime 1968 dispose d'un préfixe VIN propre à la série Super Sport (le chiffre « 38 »), le SS devenant ensuite une simple option cochée sur bon de commande de 1969 à 1971 sans incidence sur la structure du numéro de série à treize caractères (marque, série, carrosserie, année, usine, numéro de fabrication). Une évolution bienvenue intervient en 1972 : le cinquième caractère du VIN, qui désigne désormais le moteur, affiche la lettre « W » pour tout exemplaire équipé du V8 454 — un moteur qui, cette année-là, n'était disponible qu'associé à l'option SS, ce qui en fait un indice fiable pour ce seul millésime.
La plaque Fisher Body, pièce maîtresse de l'authentification
Faute de VIN suffisamment parlant, l'expert Roger Ausley (Ausley's Chevelle) recommande de recouper systématiquement l'équipement du véhicule avec sa plaque de carrosserie Fisher Body (ou « cowl tag »), fixée à l'arrière du compartiment moteur côté conducteur. Cette plaque indique l'année de production ainsi que les codes peinture (bas de caisse et haut de caisse), et, pour les seuls véhicules assemblés à l'usine d'Oshawa au Canada, le code d'option RPO du package SS lui-même (Z15, Z25, etc.) — une exception géographique précieuse quand elle s'applique. Sur les autres sites de production, aucun lien systématique n'existe entre le numéro de série, la plaque Fisher et l'authenticité d'un SS.
Des codes peinture qui trahissent parfois un authentique SS
Sur certains millésimes, la couleur de carrosserie elle-même constitue un indice précieux : en 1969, les codes peinture 72 (Monaco Orange) et 73 (Daytona Yellow) étaient exclusivement réservés aux exemplaires équipés de l'option SS. Comme le résume Roger Ausley, « on pouvait commander une Malibu 1970 avec un gros bloc, des sièges baquets, un pont 12 boulons, une suspension F41 — tout ce qui évoque un SS — sans que ce ne soit un authentique SS, à moins d'avoir également coché la case du code RPO SS396. » Sans la documentation d'origine (bon de commande, carnet de garantie, ou Protect-O-Plate), même un moteur aux numéros concordants ne suffit pas toujours à distinguer un authentique SS d'un clone habilement assemblé (voir Clones et numéros concordants — un écart de valeur considérable, une vigilance de mise).
Voir aussi
- Site source
- hagerty.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- Zones de rouille classiques et disponibilité des pièces de restaurationChevrolet Chevelle et El Camino
- Guide d'achat — les points de vigilance avant de se lancerChevrolet Chevelle et El Camino
- 1969 — le SS396 devient une simple option et la Chevelle entre en fonction de policeChevrolet Chevelle et El Camino
- Clones et numéros concordants — un écart de valeur considérable, une vigilance de miseChevrolet Chevelle et El Camino
- Identité visuelle du SS — capots à dôme, cowl induction, teintes et le Heavy ChevyChevrolet Chevelle et El Camino