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§ 08 · Positionnement et concurrence

Le Twizy, précédent français resté sans suite directe avant l'Ami

Citroën Ami · depuis 2020 · 3 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Un précédent français bien antérieur, mais jamais transformé en phénomène de masse

Avant l'Ami, un autre constructeur généraliste français avait déjà tenté d'investir un segment de mobilité urbaine électrique très légère : Renault, avec son Twizy, présenté à la presse en mars 2012. À la différence du Microlino, projet d'une entreprise spécialisée extérieure au monde automobile classique (voir Ami contre Microlino : deux réponses opposées à la même catégorie réglementaire), le Twizy est donc un précédent direct au sein même de l'industrie automobile généraliste française — sans toutefois qu'aucun dossier dédié n'existe encore dans ce corpus à la date de rédaction, ce véhicule étant ici mentionné en texte libre plutôt que par un lien interne.

Des choix de conception aux antipodes de ceux de l'Ami

Le Twizy adopte une configuration en tandem (deux places l'une derrière l'autre plutôt que côte à côte) et, sur sa version de base, ne propose ni portières ni habitacle réellement fermé — un choix qui l'expose directement aux intempéries et complique son usage par mauvais temps, selon les retours de la presse spécialisée relayés par Wikipédia anglophone. L'Ami, à l'inverse, fait du confort d'un habitacle clos et chauffé dès l'entrée de gamme l'un de ses arguments de vente centraux (voir Châssis tubulaire, suspensions simples et freins mixtes : la mécanique de l'Ami) — une différence de philosophie qui explique en partie leurs trajectoires commerciales opposées.

Une différence de modèle économique tout aussi déterminante

Autre différence structurante : le Twizy est initialement commercialisé avec sa batterie proposée en location séparée, facturée mensuellement en plus du prix d'achat du véhicule lui-même (à partir de 6 990 € selon Wikipédia anglophone) — un modèle économique qui a suscité des critiques répétées de la presse automobile. L'Ami, à l'inverse, est vendue batterie comprise dans son prix d'achat ou son loyer de LOA unique dès le lancement (voir 6 000 € ou 6 900 € ? La gamme tarifaire de lancement, bonus déduit ou non et 19,99 € par mois : l'argument de lancement le plus repris par la presse), une simplification commerciale qui a probablement facilité son adoption par un public non spécialiste de l'automobile électrique.

Un écart de résultats commerciaux qui parle de lui-même

Le contraste final entre les deux trajectoires commerciales est frappant : le Twizy cesse sa production en septembre 2023, remplacé par le nouveau véhicule électrique urbain Mobilize Duo de Renault, après avoir écoulé environ 33 340 exemplaires en onze années de carrière (2012-2023) selon Caradisiac. L'Ami, sur une durée de commercialisation pourtant deux fois plus courte, revendique déjà 75 000 exemplaires produits en 2025 (voir De 5 949 immatriculations françaises à 75 000 exemplaires produits : la progression commerciale de l'Ami) — un écart qui suggère que Citroën a su corriger, avec l'Ami, plusieurs des irritants commerciaux identifiés sur le précédent Twizy (habitacle ouvert, location de batterie séparée) plutôt que de simplement bénéficier d'un effet de mode passager.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
14 sept. 2026
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