La carrosserie composite de la BX — capot, hayon et becquet, une première en grande série
Une première en grande série mondiale
Parmi toutes les innovations mises en avant au lancement de la BX (voir la liste complète dans Les innovations techniques de la BX à son lancement (1982)), l'usage de matériaux composites sur des éléments de carrosserie aussi visibles que le capot et le hayon constitue une rupture technique présentée par Citroën elle-même comme une première mondiale en grande série. Deux pièces sont concernées :
- Le capot, moulé en composite polyester-fibre de verre compressé.
- Le hayon, moulé en composite polyester-fibre de verre injecté — avec, particularité technique notable, une lunette arrière collée directement sur le hayon en matériau de synthèse, plutôt que montée sur un cadre métallique rapporté selon la pratique alors courante.
Pourquoi le composite : légèreté et liberté de forme
Ce choix industriel s'inscrit dans une logique d'allégement général de la carrosserie, objectif explicitement affiché dans le cahier des charges du projet XB (voir La genèse du projet BX — du cahier des charges « XB » au style Bertone/Gandini (1978-1982)) : la carrosserie complète de la BX ne pèse que 241 kg, contre 323 kg pour la CX et 276 kg pour la GSA — un allègement obtenu à la fois par la limitation du nombre de pièces, de points de soudure et de corps creux, et par l'usage ciblé de composites sur les pièces les plus exposées aux chocs mineurs (capot, hayon, pare-chocs — voir aussi les pare-chocs en polypropylène EPDM cités dans Les innovations techniques de la BX à son lancement (1982)). Le composite offre en outre une liberté de mise en forme supérieure à celle de l'emboutissage traditionnel, ce qui autorise des géométries plus complexes sans outillage de presse dédié.
Le becquet : une pièce moulée d'un seul tenant, née de la soufflerie
Autre particularité directement liée à l'usage du composite : le becquet arrière des BX berline est moulé d'une seule pièce avec le hayon lui-même, plutôt que rapporté séparément. Cette disposition trouve son origine dans les essais en soufflerie menés lors du développement du véhicule : une maquette au 1/5 est testée dans un champ de banderoles de fumée colorée dirigé par un flux d'air sur la caisse, étude à l'issue de laquelle les ingénieurs Citroën décident d'intégrer ce petit becquet directement dans le moule du hayon composite. Le résultat contribue à un coefficient de traînée aérodynamique correct pour l'époque, généralement cité à Cx 0,34-0,335 — remarquable pour une silhouette aussi anguleuse que celle dessinée par Marcello Gandini (voir La genèse du projet BX — du cahier des charges « XB » au style Bertone/Gandini (1978-1982)).
D'autres pièces composites ou plastiques sur la BX
Au-delà du seul couple capot/hayon, plusieurs autres éléments de la BX recourent à des matériaux composites ou plastiques avancés pour l'époque : les parabole de projecteurs (« 2 surfaces homofocales réfléchissantes », en composite polyester-fibre de verre injecté), la trappe de réservoir en polyamide renforcé, les pare-chocs en polypropylène EPDM teintés dans la masse faisant office d'absorbeurs d'énergie, ou encore la garniture d'insonorisation du tablier en matériau composite moulé (voir la liste complète dans Les innovations techniques de la BX à son lancement (1982)).
Voir aussi
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Le lancement de la BX (septembre-octobre 1982) et sa gamme initialeCitroën BX · Histoire et modèles
- La genèse du projet BX — du cahier des charges « XB » au style Bertone/Gandini (1978-1982)Citroën BX · Histoire et modèles
- Les innovations techniques de la BX à son lancement (1982)Citroën BX · Histoire et modèles
- Corrosion et points faibles de carrosserie de la BXCitroën BX · Carrosserie