La Méhari en rallye-raid — de Liège-Dakar-Liège au Paris-Dakar
Une carrière sportive discrète mais bien réelle
Loin de son image de simple voiture de plage, la Méhari a participé à plusieurs grandes épreuves de rallye-raid au fil de sa carrière — un aspect confirmé par les communiqués officiels de Citroën eux-mêmes, publiés à l'occasion des 50 ans (2018) puis des 55 ans (2023) du modèle, qui citent explicitement trois épreuves.
Liège-Dakar-Liège, 1969
Dès sa deuxième année de commercialisation, la Méhari se distingue lors du Liège-Dakar-Liège de 1969, l'une des grandes épreuves marathon automobiles de l'époque reliant l'Europe à l'Afrique de l'Ouest. Le communiqué officiel Citroën ne détaille pas davantage cette participation (classement, nombre d'exemplaires engagés), mais sa seule mention dans une rétrospective officielle atteste d'un engagement suffisamment marquant pour être resté dans la mémoire du constructeur près de cinquante ans plus tard.
Paris-Kaboul-Paris, 1970
L'année suivante, la Méhari participe au Paris-Kaboul-Paris de 1970 — un raid au long cours entre l'Europe et l'Asie centrale qui n'est pas sans rappeler d'autres grandes expéditions Citroën de la période sur base 2CV, déjà documentées côté citroen-2cv/ (voir notamment les grands raids africains dans raid-afrique-1973-paris-kaboul-persepolis.md, consacré à une expédition ultérieure sur la même destination générale mais avec des 2CV berlines plutôt que des Méhari).
Paris-Dakar, 1980 : l'assistance médicale plutôt que la compétition
L'épisode le mieux documenté est la participation de la Méhari 4×4 (voir La Méhari 4×4 (1979-1983) — la version la plus rare et la plus disputée) au Rallye Paris-Dakar 1980, l'une des toutes premières éditions de cette épreuve devenue depuis mythique. Contrairement aux deux épisodes précédents, il ne s'agit pas ici d'un engagement en compétition à proprement parler : dix exemplaires de Méhari 4×4 sont affrétés pour assurer l'assistance médicale tout au long du parcours de la course, un rôle logistique essentiel sur une épreuve traversant des zones désertiques isolées où l'accès aux secours ne peut être garanti par d'autres moyens.
Ce rôle d'assistance illustre bien, une fois de plus, l'adéquation entre les qualités intrinsèques du véhicule — légèreté, fiabilité mécanique, simplicité d'entretien en conditions extrêmes, capacités de franchissement de la version 4×4 — et un usage exigeant, aux antipodes de l'image de simple jouet de plage.
Une cohérence avec l'image du véhicule
Ces trois épisodes, égrenés sur onze ans (1969-1980), dessinent une continuité cohérente avec l'univers évoqué par le nom même du véhicule : le désert, l'endurance, la capacité à transporter hommes et matériel sur de longues distances en terrain difficile (voir L'étymologie du nom Méhari : le dromadaire du désert, pas l'antilope). Ils constituent également un contrepoint utile à l'image dominante de « voiture de vacances » de bord de mer (voir De l'utilitaire à l'icône de vacances — la construction de l'image « voiture de plage » de la Méhari), rappelant que la Méhari a aussi eu, de façon plus confidentielle, une carrière d'engagement dans des conditions extrêmes.
Voir aussi
- Site source
- media.stellantis.com (communiqués officiels Citroën, 2018 et 2023)
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- L'étymologie du nom Méhari : le dromadaire du désert, pas l'antilopeCitroën Méhari · Histoire et modèles
- Police, douanes, aéroports, hippodromes — les usages professionnels méconnus de la MéhariCitroën Méhari · Usages civils loisirs
- De l'utilitaire à l'icône de vacances — la construction de l'image « voiture de plage » de la MéhariCitroën Méhari · Usages civils loisirs
- La Méhari 4×4 (1979-1983) — la version la plus rare et la plus disputéeCitroën Méhari · Histoire et modèles