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§ 06 · Carrosserie

Identifier une Visa — Visa I, Visa II, et les indices de carrosserie qui trahissent le moteur

Citroën Visa · 1978–1988 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le repère le plus simple : la face avant

Le moyen le plus rapide de distinguer une Visa I (1978-1981) d'une Visa II (1981-1988) reste la face avant. Sur la Visa I, le bouclier proéminent englobe la calandre trapézoïdale en une seule masse de plastique gris — le fameux « groin » qui a valu au modèle sa réputation initiale (voir Septembre 1978 — le lancement de la Visa et la controverse du « groin »). Sur la Visa II, ce bouclier disparaît au profit d'une calandre plus sobre, distincte des pare-chocs, avec une large grille en plastique entre des optiques inchangées. À l'arrière, les feux de la Visa II, plus enveloppants sur les côtés et intégrant davantage de fonctions de signalisation, donnent une impression de largeur accrue par rapport aux feux plus discrets de la Visa I (voir Mars 1981 — le sauvetage de la Visa par Heuliez et Gérard Godfroy pour le détail complet de ce restylage).

Deux détails d'ingénierie qui traversent toute la carrière du modèle

Deux particularités de carrosserie, présentes dès l'origine et jamais remises en cause jusqu'à l'arrêt de la production, distinguent la Visa de la quasi-totalité de ses concurrentes directes. D'abord, un essuie-glace avant mono-balai central, rendu possible par le profil incurvé du pare-brise sur toute sa largeur : ce choix technique, associé à une conception de la face avant pensée pour limiter le dépôt de salissures sur les optiques et réduire le risque d'impact de gravillons sur les phares, le capot et le pare-brise, permet de couvrir efficacement une vitre longue et étroite avec un seul essuie-glace plutôt que les deux balais classiques. Ensuite, des portes avant s'ouvrant très largement, appréciées pour l'accès à bord — un choix d'ergonomie pratique qui contraste avec l'image parfois austère du modèle.

Des élargisseurs d'ailes qui trahissent le moteur

Un indice d'identification technique précieux : les versions équipées des moteurs les plus imposants — Diesel XUD7 et essence GTI XU5J — se reconnaissent immédiatement à leurs élargisseurs d'ailes en plastique noir ou gris, ajoutés pour habiller une voie avant élargie par rapport aux versions bicylindre ou moteur X classique (voir Les moteurs Peugeot de la Visa — familles X, XU et XUD, de la Super à la GTI). À l'inverse, sur toutes les versions à essence hors GTI, la roue de secours loge au-dessus du moteur, sous le capot — un emplacement remplacé, sur la seule version Diesel, par une roue « galette » compacte logée au même endroit, le format standard étant jugé trop encombrant au-dessus de ce bloc plus volumineux.

Les grandes étapes de nomenclature commerciale

Un dernier repère utile, purement commercial celui-là : jusqu'à l'été 1983, la gamme utilise des noms de version (Spécial, Club, Super, Super E, Super X, L) ; à partir de cette date, Citroën aligne la Visa sur la nomenclature numérique déjà en vigueur sur le reste de la gamme (Visa 10 E, 11 E, 11 RE, 14 TRS, 17 D, 17 RD), la Super E devenant la 11 RE et la Visa L devenant la 11 E (voir Chronologie complète de la gamme Visa, millésime par millésime (1978-1988) pour le détail complet de cette évolution).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org, en.wikipedia.org, carjager.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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