Aller au contenu
§ 09 · Conduite

La Pantera vue par la presse d'époque — Car and Driver et Autocar face à un « double standard »

De Tomaso Pantera · 1971–1992 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le « double standard » des GT à plus de 7 000 dollars, selon Car and Driver

En 1971, le magazine américain Car and Driver consacre à la Pantera un commentaire resté célèbre, cité par Hagerty, sur ce qu'il appelle le « double standard » implicite qui régit le marché des voitures de sport au-dessus de 7 000 dollars : selon ce texte, l'industrie tiendrait pour acquis que l'enthousiasme est directement proportionnel au prix (plus on paie, plus la voiture est excitante), mais que la qualité de fabrication lui serait, à l'inverse, inversement proportionnelle (plus on paie, moins on a de chances d'obtenir une mécanique rigoureusement industrialisée — on obtient de l'artisanat, ce qui n'est « pas la même chose »). Le magazine conclut que quiconque accepte ce compromis en sera récompensé : jugée à l'aune des rares GT à moteur central de son temps, la Pantera est « méritoire », et comparée à la précédente tentative de De Tomaso, la Mangusta (voir De Tomaso Mangusta — la répétition générale avant la Pantera (1966-1971)), elle relève carrément, selon les mots du magazine, de la « merveille des temps modernes ».

Autocar (décembre 1972) : une finition perfectible, mais un moteur irréprochable

Le magazine britannique Autocar, dans son numéro de décembre 1972, reconnaît lui aussi une finition et un ajustement de carrosserie perfectibles (un défaut de jeunesse déjà documenté dans La distribution via Lincoln-Mercury et les déboires qualité des premières Pantera (1971)), mais salue sans réserve les qualités du bloc 351 Cleveland (voir Le Ford 351 Cleveland — le V8 américain qui a fait la réputation de fiabilité de la Pantera) : bonnes manières mécaniques, consommation raisonnable pour la catégorie, et performances impressionnantes. Le magazine relève une vitesse de pointe mesurée de 159 mph (256 km/h) à un régime moteur de seulement 6 050 tr/min — un chiffre qui, selon le texte cité par Hagerty, illustre bien la philosophie de la voiture : « tout, dans la Pantera, évoque la puissance, et sur la route, elle tient cette promesse ».

Le zéro à cent et le quart de mile, un étalon de mesure repris par toutes les sources

Le 0 à 60 mph (97 km/h) en 5,5 secondes, mesuré par Car and Driver dès 1971, et le passage du quart de mile en 13 à 14 secondes selon les préparations, reviennent de façon quasi unanime dans toutes les sources consultées pour ce corpus (Wikipédia, Pantera Place, Silodrome, Hagerty) — un rare point de consensus chiffré dans un dossier par ailleurs riche en divergences numériques (voir Combien de Pantera ont vraiment été construites ? Une enquête chiffrée sans réponse unique).

Road Test Magazine consacre la Pantera L en 1973

Comme le rappelle la fiche consacrée à l'évolution du modèle (voir Pantera L et GTS — les évolutions du milieu des années Ford (1972-1974)), la version « L » de 1973, corrigée de la plupart des défauts de jeunesse, est désignée voiture importée de l'année par le magazine américain Road Test, devançant des propositions de Ferrari, Maserati, Lamborghini et Porsche — un satisfecit journalistique remarquable pour un modèle vendu chez un concessionnaire Lincoln-Mercury généraliste plutôt que dans un réseau spécialisé.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
hagerty.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci