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§ 09 · Conduite

Essais de presse de la 348 — une réception contrastée entre éloges et critiques sévères

Ferrari 348 à 458 Italia · 1989–1994 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

La couverture de presse de la Ferrari 348 à son lancement (Salon de Francfort, septembre 1989) puis tout au long de sa carrière est documentée de façon inhabituellement détaillée par Wikipédia anglophone, qui rassemble des extraits de plusieurs titres de référence. Cette matière permet de restituer une réception nettement plus contrastée que ce que suggère la réputation ultérieure du modèle.

Des éloges enthousiastes dès le lancement

À sa présentation, la 348 est désignée « Best in Show » par Road & Track et par AutoWeek. En 1991, dans un comparatif avec la Honda NSX intitulé « Has Honda bettered Ferrari? » (« Honda a-t-elle surpassé Ferrari ? »), Road & Track tranche en faveur de la Ferrari, jugée « la meilleure exotique », et l'inscrit parmi les « dix meilleures voitures du monde ». Gavin Green, dans Car Magazine (octobre 1990), écrit que la 348 « communique si richement, vous implique si complètement » et la qualifie de l'une des plus belles voitures jamais dessinées. Le Los Angeles Times (juillet 1990) la présente comme une devancière plus séduisante, plus solide et plus rapide que la 308/328, en s'appuyant sur des ventes déjà jugées considérables pour la génération précédente.

Des critiques tout aussi tranchées

À l'inverse, Motor Trend (Peter Dron) livre un jugement sévère : les performances chiffrées sont jugées décevantes au regard du prix (0 à 60 mph d'environ 6 secondes, battu par une Chevrolet Corvette L98 bien moins onéreuse), le bruit moteur est comparé à un « sifflement de turbine » plutôt qu'à la sonorité attendue d'un V8, et la fausse calandre avant est qualifiée d'esquive stylistique peu honnête. Autocar (Stephen Sutcliffe, juillet 1993), dans un comparatif Paris-Le Mans face à la Honda NSX, la Porsche 911 Turbo et la Lotus Esprit, salue la direction et la tenue de caisse sur circuit tout en reconnaissant une direction lourde en usage urbain — un compromis typique des critiques adressées à ce modèle.

Un défaut récurrent, documenté indépendamment de toute anecdote

Au-delà de ces jugements de presse contemporains, Wikipédia anglophone confirme, indépendamment de l'anecdote souvent citée impliquant Luca di Montezemolo (voir Genèse de la Ferrari 348 (1989) — la première V8 de l'ère post-Enzo Ferrari), que les premiers exemplaires de 348 souffraient d'un comportement survireur documenté à la limite d'adhérence, un motif d'inquiétude réel chez les acheteurs qui a justifié des révisions correctives du châssis en cours de production (voir Châssis, suspension et refroidissement de la 348 — l'héritage Testarossa).

Un jugement rétrospectif plus favorable

En 2015, dans un banc d'essai comparatif regroupant la 458 et ses cinq devancières (308, 348, F355, 360 et F430), le journaliste Henry Catchpole pour Evo Magazine désigne la direction de la 348 comme l'une des meilleures, sinon la meilleure, qu'il ait jamais éprouvées, la décrivant comme « prenant vie » entre les mains du pilote grâce à l'absence d'assistance et à un retour d'information constant — un jugement qui tranche nettement avec certaines critiques d'époque et illustre la réévaluation dont bénéficie la 348 avec le recul.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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